‹ La pluralité des existences de l'âme [microform], conforme à la doctrine de la pluralité des mondes;Chapitre 90 sur 181 · Adv. Cci-.,lir · texte numérisé non relu

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CHATIMENTS

de nos crimes, emploiera des moyens curatifs du même genre, jusqu'à infliger le supplice du feu à ceux qui ont perdu la santé de l'âme. C'est ce qui est marqué figurément dans FEcriture. Pour nous faire comprendre que Dieu agit de la même manière envers ceux qui sont tombés dans le péché que les médecins quand ils donnent des médicaments^ à ceux qui sont tombés dans l'état de langueur, le prophète Jérémie reçoit l'ordre de présenter la coupe de la colère de Dieu à toutes les nations, afin qu'elles boivent, qu'elles s'enivreut, qu'elles vomissent, et il ajoute avec menace : « Quiconque ne boira pas ne sera pas purifié. Cela montre que cette fureur vengeresse de Dieu n'a d'autre but que la purification de nos âmes^ » Tout en professant que le châtiment était salutaire, Origène a même hésité à en faire remonter directement à Dieii l'initiative. Il a mieux aimé le considérer comme un résultat naturel du péché lui-même, forcé par les admirables ordonnances du Créateur à porter ainsi avec lui son correctif, ainsi que ces poisons qui, par leur excès, deviennent leur propre antidote. « Nous trouvons dans le prophète Tsaïe, dit-il, que le feu de la punition est une propriété du coupable. » « Promenez-vous dans la lumière de votre feu, s'écrie le prophète, dans la flamme que vous avez allumée. » Ces paroles semblent indiquer que chaque pécheur allume lui-même son feu, et ne se voit pas plongé dans un feu qui aurait été allumé par un autre, ou qui aurait existé antérieurement. « La matière et l'aliment de ce feu sont nos péchés, que l'Apôtre nomme le bois, le foin et la paille. » Comparant alors l'effet que le péché produit sur l'âme à celui qu'une mauvaise nourriture produit sur le corps : « Ainsi, ajoute-t-il, lorsque rame

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