M"« DUTOUR , BLONDEAU
BLONDEAU
Eh bleu , belle maman, que fait Augostine?
M™*» DTJTOUR.
Elle est tout-à-fait remise de son impression.
BLONDEAU
Ah I \in du bonheur ! Vous tous retirez . . . Bonsoir, belle maman.
Permettez , Blonde.Tu , j'ai h vous parler. . .
BLONDEAU , à part.
Allons, encore de l'économie I
M™" DUTOUR
"Vousf n'êtes pas riche , lilondeau . . .
BLONDEAU, « part»
J'en étais sûr.
M™" DUTOUB.
"Vous n'avez pour fortune qu'une place dn gouvernement... Votre noce vous a induit en dépense, vons avez fait des folies... et pour qui? pour des étranger» qui ne vous en auront pas la moindre obligation.
( En disant cela ^ elle s'est approchée du buffet et met d^'
( 20 ) BLONDBAU-
Est-ce que vous emportez tous les biscnits?
M™' DUTOTIR.
Quelques-uns seulement pour Bibi qui les aime Leancoup. Bonsoir, mon gendre. Ah! j'y songe 1 L'argenterie que je vous ai prêtée est encore là , dans la salle à manger... Je vais fermer cette porte. ( Elle indique la porte du bal. ) Ce n'est pas que je craigne la moiudre chose... mais j'aime à serrer cela moi-même.
( Elle ferme la porte et prend la clé.)
BLONDEAU
Défiance est mère de sûreté.
^me DUTOUR.
C'est ce que j'allais dire. Adieu , Blondeau. Je vous recommande Augustine. Ah ! si j'amais elle avait à se plaindre de vous . . Un enfant qui m'a tant coûté pour son éducation... A propos, j'ai laissé deux bougies allumées dans votre chambre , il est inutile de les laisser brûler. BLONDEAU, la reconduisant.
Je les éteindrai. Bonne nuit, belle maman.
jjme j)trTOUR.
Ail! je sens qu'il me sera impossible de fermer l'œil. . . Si vous conservez de la lumière, prenez garde de mettre \e feu aux rideaux. ( Elle sort. )
Soyez tranquille.