DURAND, BLONDEAU
BLONDE AU, en dt'/ior*.
Durand! Durand!
DURAND
Qui va là?
BLONDEAU , entrant fur ieux.
Eclaire-moi doue ! . . . Pourquoi ne m éclaires-tu pas?
DURAND
Comment c'est vous , Monsieur , c'est déjà fini?
BLONDEAU
Va-l-en au diable î . . . Scélérat de colonel !
DIRAND.
Qn'eu coronel? le nouveau coronel? Un ancieo, qui a un clievul et une queue.
(4iî
BLORDBAU.
Tn le connais?
DURAND
Je suis lie avec son perrutier.
BLONDEAU
Eh bien ! oui, c'est ce vieux cosaqae, ce vieux ce'libataire, qui nous a joué la farce; il voulait éprouver notre zèle, . . Il nous a fait pat.iuger depuis une heure, expose's à la furie de plusieurs ëléniens... Veau , d'abord; c'est même l'eau qui dominait... 11 a tort, voilà ce qui éteint l'enthousiasme. Va m'allnmer une chandelle.
DURAND
Oui, Monsieur; mais ne vous impatientez pas, parce que dans le briquet qu'est dans la cuisine , il n'y a presque plas deBosphore ^ l'allumette est mal aisée à prendre.
BLONDEAU
Je connais ça ; ça fait prrrrt , et ça s'allame.
DURAND
Non, Monsieur; ça fait prrrrt, et ça s*ëteint.
BLONDEAU
Image triviale de l'enthousiasme !
DURAND
Heureusement voilà le jour qui commence à paraître. . . D'ailleurs vous avez ici , tout près, de quoi ranimer le flam< beau de l'hymen.
BLONDEAU
Ton allégorie est très-ingénieuse , Durand Cependant je suis parti brouillé avec ma femme. .. raison de plus pour ne pas perdre de temps. ( On entend la ritournelle du chœur.) Qu'est-ce que j'entends ?