‹ La plus faible; comédie en quatre actes, en proseChapitre 27 sur 112 · ACTE I, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE VI

LEBRUN

Oui... C'est un arrangement récent, très commode. La rue Montmartre, où j'ai mon étude, est si éloignée de notre maison de la rue des Belles- Feuilles...

JACQUES

En effet... (Un silence.) Et Pauline, ma gentille nièce, est toujours en pension?

LEBRUN

Oui, toujours... Figurez-vous qu'elle s'est fait priver de sortie, le mois dernier, parce qu'on a trouvé, sous son traversin, le premier volume de votre livre : Taris sous le Directoire. Vous savez qu'elle raffole de son oncle?

JACQUES

J'ai beaucoup d'amitié pour elle, moi aussi.

LEBRUN

Avec cela, comme elle est un peu romanesque...

JACQUES

Ça lui passera, n'ayez pas peur... Sa maman

yo LA PLUS FAIBLE

lui fera passer ça... (Un temps.) Qu'est-ce qui me vaut votre visite, mon cher Lebrun?

LEBRUN

Ce qui m'amène auprès de vous est assez pénible à dire.

JACQUES, naturel.

Je ne m'attendais pas à des communications particulièrement agréables. Ne vous gênez pas.

LEBRUN

Voici... Nous sommes fort inquiets, Angélique et moi, au sujet de MJierval.

JACQUES

Mon père est souffrant?

LEBRUN

Non! Il se porte à merveille, au contraire!... d'une jeunesse surprenante. Il n'est même... que trop jeune. Vous me comprenez, n'est-ce pas?

JACQUES

Pas le moins du monde. Expliquez-vous.

LEBRUN

Eh bien!... Vous savez que M. Nerval a toujours

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