SCENE IX Les Mêmes, GERMAINE
GERMAINE
Suis-je de trop?
JACQUES
Nullement, chérie, nous t'attendions.
GERMAINE, descendant, à Max.
A quoi devons-nous le plaisir de vous voir, cher monsieur?
MAX
Je venais inviter Jacques, et aussi M. Gourd, à déjeuner chez Durand, demain, avec un étranger de mes amis.
68 LAPLUSFAIBLE
GERMAINE
Un étranger?
GOURD
Oui... Un Anglais.
Un homme très cultivé... qui veut faire la connaissance du célèbre historien.
(Germaine et Max remontent à gauche. Jacques et Gourd descendent.)
JACQUES, à Gourd.
Si jamais, demain, les choses tournaient mal...
GOURD
Veux-tu bien te taire !
JACQUES
Il y a dans ce tiroir-ci une enveloppe, avec la suscription ce Pour Germaine » qui contient mon testament.
GOURD
Tu avais pensé à cela? C'est bien. (Ému.) Mon pauvre vieux.
ACTEIjSCÈNEIX 69
JACQUES
Prends garde... Germaine écoute...
(Ils remontent, rejoignent Germaine et Max.) GERMAINE, à Jacques.
Je priais M. Espilly de dîner avec nous ce soir. Mais c'est un mondain trop disputé.
Je demande même la permission de me retirer tout de suite. J'ai rendez-vous à l'exposition de la rue Saint-Ferdinand.
GOURD
Je vais avec vous.
GERMAINE
A l'exposition?
GOURD
Non, chez mon éditeur... voir si, par hasard, on n'aurait pas vendu le quatre-vingt-septième exemplaire de V Histoire d'un Tarîemem.
yO LAPLUSFAIBLE
GERMAINE
Alors, à huit heures?
GOURD
A huit heures.
(On se serre les mains... Gourd et Max sortent.)