‹ La plus faible; comédie en quatre actes, en proseChapitre 41 sur 112 · ACTE II, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE I

Quand nous l'avons vu porter sur une civière, perdant son sang.

ANGÉLIQUE, à madame Nerval.

Je t'assure que rien n'est désespéré. (Au domestique.) Justin! (Le domestique s'approche.) Téléphonez à

M.. Lebrun.

JUSTIN

A l'étude?

ANGÉLIQUE

Oui... Dites-lui que son beau-frère a été blessé en duel, grièvement, et qu'on l'a transporté ici.

(Gourd rentre par la gauche, dit quelques mots à voix basse à madame Nerval près de la porte, puis s'avance vers Angélique et la salue, l'interrompant. Justin s'écarte un peu, mais ne s'en va pas.)

GOURD

Je vais porter la triste nouvelle chez Jacques, madame. Je reviendrai aussitôt...

ANGÉLIQ^UE^ froidement.

Faites, monsieur.

(Gourd salue Angélique, serre la main de Max et sort.)

ANGÉLIQUE, à Max.

Qui va-t-il prévenir?

MAX '

Germaine, l'amie de Jacques, qui ne sait rien du duel... Brrr! Voilà une commission dont je suis bien aise de n'être pas chargé.

ANGÉLIQUE, à Justin.

Vous connaissez le monsieur qui vient de sortir?

JUSTIN

Oui, madame... C'est M. Gourd, le camarade à M. Jacques.

ANGÉLIQUE

Quand il reviendra, vous ne le laisserez pas monter... Vous lui direz qu'on ne reçoit personne, que le médecin l'a défendu.

JUSTIN

Bien, madame,

MAX

Comment? Vous voulez empêcher?...

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