‹ La plus faible; comédie en quatre actes, en proseChapitre 42 sur 112 · ACTE M, SCÈNE I 8f · texte numérisé non relu

ACTE M, SCÈNE I 8f

ANGÉLIQUE

Laissez-moi donc donner mes ordres, Max, je vous prie. (A justm qui attend.) Allez téléphoner.

(Justin sort par le fond.)

MAX

Je ne m'explique pas pourquoi vous voulez empêcher Gourd...

ANGÉLIQUE

Je ne demande pas mieux que de soigner mon frère, mais j'entends le soigner seule, à mon idée... (Un temps.) Finisscz de me raconter comment cela s'est passé.

(Elle redescend vers le canapé. Elle s'assied. Max s'assied sur une chaise auprès d'elle.)

Eh bien, voilà. Nous avons eu toutes sortes de peines hier soir à dépister ce M. Huguet, qui vit à Montmartre, près du moulin de la Galette.

ANGÉLIQUE

Quel monde!

MAX

Nous avons fini par le dénicher dans un petit

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café, où il faisait une manille avec des amis. Deux des manilleurs se sont immédiatement abouchés avec nous. J'ai eu le plaisir de faire accepter tout ce que je proposais, l'épée comme arme, et, comme terrain, le manège Pilter.

ANGÉLIQUE

C'est le manège où Pauline prenait ses leçons, tout près d'ici?

MAX

Oui, à deux pas : au coin de la rue des Belles- Feuilles. Le docteur Ranson, prévenu dans la soirée, a consenti à assister Jacques. Et aujourd'hui à midi la rencontre a eu lieu.

MADAME NERVAL, qui a écouté cette dernière réplique.

Quelle horrible chose!... Il devrait y avoir des lois pour empêcher cela !

(Instant de silence. Angélique se retourne vers sa mère et lui jette un regard de commisération. Puis elle reprend : )'

ANGÉLIQUE, à Max.

Comment était Jacques?

MAX

Très brave, mais impatient. Tandis que l'autre,

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