‹ La plus faible; comédie en quatre actes, en proseChapitre 45 sur 112 · ACTE M, SCÈNE II Çl · texte numérisé non relu

ACTE M, SCÈNE II Çl

LE DOCTEUR

Mon Dieu ! madame, maintenant que le pansement est fait et que j'ai installé une garde, je ne sers plus à rien ici. Qu'on ne le bouge pas, qu'on ne lui parle pas, qu'on lui interdise tout mouvement, toute parole même... pendant ces premières heures, il y va de sa vie.

(Il donne l'ordonnance à Nerval, qui sort par le fond et rentre un moment après.)

ANGÉLIQUE

Je vous réponds, docteur, que la consigne sera strictement gardée.

LE DOCTEUR, à Angélique.

Un mot, madame, (il l'entraîne à droite pendant que Max cause avec madame Nerval.) Je me Vois forcé de VOUS

poser une question qui ne doit pas vous alarmer. Avez-vous quelque personne de votre famille qui soit éloignée de la maison?

(Nerval rentre par le fond et se joint au groupe d'Angélique et du docteur.)

ANGÉLIQUE

Il y a ma fille, Pauline, au couvent de l'avenue du Roule.

NERVAL

Elle adore son oncle.

ANGÉLIQUE

Et Jacques l'aime beaucoup.

LE DOCTEUR

Vous ferez sagement de la mander... en cas

d accident... (A madame Nerval qui s'est approchée et écoute.)

d'accident heureusement improbable.

ANGÉLIC^UE

On va l'envoyer chercher.

LE DOCTEUR

Allons! bon courage. A quatre heures je serai de retour... Silence et repos autour du malade, je le répète. Qu'on entre le moins possible dans sa chambre. La garde suffit absolument.

(Il sort. Nerval l'accompagne un moment, puis rentre. Angélique et son père s'avancent à gauche. Max reste auprès de madame Nerval.)

NERVAL

Tu sais, j'ai bien peur.

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