‹ La plus faible; comédie en quatre actes, en proseChapitre 50 sur 112 · ACTE II, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE III

NERVAL

Le mieux est d'agir franchement, de lui demander de rompre, au nom de la famille, en lui offrant une compensation.

Elle n'acceptera pas.

ANGÉLIQUE

Évidemment, si elle compte se faire épouser, elle perdrait à tout autre arrangement... Lebrun, dis-nous exactement quels sont nos droits.

LEBRUN

Contre M'"' de Maucombe?

ANGÉLIQUE

Ai-je le droit, ou papa a-t-il le droit d'entrer d'autorité quai d'Orléans, de dire à l'occupante : (( Madame, retirez-vous ! »

LEBRUN

Personne ne peut vous en empêcher. En revanche, si M™° de Maucombe réplique : « J'y suis, j'y reste, » je ne vois pas le moyen de la déloger.

ANGÉLIQUE

Bon. Et si d'une façon quelconque nous entrons quai d'Orléans, nous, quand elle n'y est pas, pouvons-nous, à notre tour, lui barrer la porte?

LEBRUN

A condition de ne pas retenir ce qui lui appartient... Mon Dieu!... oui... Mais Jacques vous désavouera...

Pas aujourd'hui, ni demain, ni dans huit jours, et plus tard je me charge d'obtenir son assentiment.

MAX

Je crois que vous vous faites d'étranges illusions sur les sentiments de Jacques. Ils sont plus sérieux que vous ne le croyez.

ANGÉLIQUE

Laissez-moi faire, nous verrons bien.

LEBRUN

Il y a pourtant un cas qu'il faut prévoir, chère amie. Si cette femme est adroite comme tu le

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