‹ La plus faible; comédie en quatre actes, en proseChapitre 52 sur 112 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

Les Mêmes, moins MADAME NERVAL

ANGÉLIQUE

Tu disais, père?

NERVAL

Je disais que je ne souffrirai pas que l'argent de feu mon frère et associé Richard Nerval, qui t'a dotée, Angélique, et qui a donné à Jacques une fortune égale à ta dot, aille à une telle aventurière.

ANGÉLIQUE, ironique.

C'est entendu, papa : tâche, en eff'et, que l'argent des Nerval n'aille pas à des aventurières.

(Elle se rapproche de Lebrun ; tous deux remontent vers le fond de

la scène.) Mon ami, c'est toi, il me semble, qui

lo8 LA PLUS FAIBLE

es désigné pour te rendre tout de suite quai d'Orléans, en ta double qualité d'homme de loi et de beau-frère de Jacques.

LEBRUN

Je veux bien...

ANGÉLIQUE

Pendant ce temps-là, Max ira chercher Pauline au couvent... Je vais lui donner un mot pour la supérieure.

(Elle s'assied à la table de gauche et écrit. Lebrun est debout derrière elle. Max est venu s'asseoir près de la fenêtre, à droite, et cause avec Nerval.)

NERVAL, à Max, montrant Angélique.

Elle est étonnante. Elle pense à tout. Personne ne soignera son frère avec plus de dévouement : mais la catastrophe ne la trouve pas désarmée. Et puis, c'est la parfaite honnête femme...

MAX

Oui... oui...

NERVAL

Le lien solide de la famille... Je l'ai toujours

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