ACTE III, SCÈNE il I
LEBRUN
Evidemment... nous serions enchantés... mais peut-itre Jacques a-t-il un peu de hâte de retrouver sa maison, ses habitudes.
JACQUES
Vous le comprenez, n'est-ce pas?
ANGÉLIQUE
Laissons Jacques faire à sa guise. Tant qu'il était perclus et en péril, j'ai pris la responsabilité de le gouverner. Maintenant, le docteur lui donne la liberté, qu'il en use!
PAULINE
Mais qui vous soignera, mon oncle, quai d'Orléans? Vous serez tout seul.
(Moment d'embarras.)
JACQUES, à Pauline.
Il est vrai que je ne t'aurai plus, ma chérie, pour bavarder avec moi, me faire la lecture, me donner mes potions...
(Il la caresse.)
ANGÉLIQUE
Jacques aura ses domestiques, qui sont très dévoués. A propos, Rémi va venir.
JACQUES, vivement et nerveux.
Ah! qu'on le laisse entrer, n'est-ce pas?... Je voudrais le voir. J'ai à lui parler.
ANGÉLIQUE
Dès qu'il arrivera, tu seras prévenu et tu causeras avec lui tout à ton aise. Pour le moment, nous te quittons. Antoine se rend à l'étude, moi avenue Victor-Hugo dire adieu à maman. Allons, Pauline, embrasse ton père.
PAULINE
A bientôt, mon papa chéri.
LEBRUN, embrassant Pauline.
A samedi. (A Jacques.) Puisque vous restez à Paris, Jacques, j'espère bien vous voir tous ces jours-ci... J'irai dès demain prendre de vos nouvelles.
JACQUES lui serre la main.
C'est cela... Nous pourrions dîner ensemble...
(Ils causent.)