‹ La plus faible; comédie en quatre actes, en proseChapitre 70 sur 112 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

Les Mêmes, JACQUES, PAULINE. Jacques entre par la gauche, d'abord appuyé sur Pauline, puis seul. Il a une canne. Angélique et son mari vont à lui. Angélique l'embrasse. Lebrun lui serre la main. Il s'assied. Pauline reste debout derrière lui et le couve des yeux.

ANGÉLIQUE

Comment te sens-tu ?

PAULINE

Mon oncle va beaucoup mieux.

JACQUES

Oui, je respire et je marche sans difficulté. Malheureusement j'ai peu dormi.

LEBRUN

Vous avez souffert?

JACQUES

Il ne faut pas grand'chose pour troubler un fiévreux. J'ai de la joie d'être hors d'affaire, un peu d'émotion à rentrer chez moi, où j'ai laissé (Il hésite.) tant de choses en suspens... Enfin... tout cela n'empêche pas que vous m'avez sauvé, et

que jamais je ne l'oublierai. (H serre k main de Pauline. Lebrun passe un instant dans son cabinet, à droite, puis revient avec sa serviette, son pardessus, son chapeau.) A qUClle

heure partez-vous pour la Chevrière?

Ce soir, à quatre heures vingt-huit. Nous serons à la Chevrière à sept heures... pour le dîner.

JACQUES

Vous restez à Paris, Lebrun?

LEBRUN

L'étude me retient. J'irai cependant à la Chevrière du samedi saint au jeudi de Pâques.

PAULINE

Papa, savez-vous ce que je pense, moi? Mon oncle devrait venir à la Chevrière avec nous.

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