‹ La plus faible; comédie en quatre actes, en proseChapitre 97 sur 112 · JACQUES, MADAME NERVAL · texte numérisé non relu

JACQUES, MADAME NERVAL

MADAME NERVAL

Mon Jacquot!

(Ils s'embrassent.)

JACQ.UES

Comment, tu es venue? Oh! que c'est gentil! mais tu avais bien reçu ma lettre? Je devais aller t'embrasser avenue Victor-Hugo, cette aprèsmidi?

MADAME NERVAL

J'étais trop impatiente de voir comment tu te portais... (Elle le regarde.) Oui, tu es pâlot, cncofe...

2o8 LA PLUS FAIBLE

tu n'es pas remis... C'est ce qu'Angélique m'écrivait... On te soigne bien pourtant là-has, n'est-ce pas? On te dorlote bien?

JACQUES

Oui... Rien ne me manque. Angélique est une maîtresse de maison parfaite... Quant à Pauline, elle serait ma fille qu'elle n'aurait pas pour moi plus de sollicitude ni de tendresse.

MADAME NERVAL, souriant.

Pauline est un peu amoureuse de son oncle.

JACQUES, indifférent.

Pauvre petite! Je lui souhaite un amoureux plus solide et surtout plus gai.

MADAME NERVAL

Comme tu es sombre! Tu me désoles,

Jacques. (Elle touche délicatement le côté droit de la poitrine

de Jacques.) Souffres-tu cncorc?

Non. Je respire librement... Il me semble que le dégât physique est réparé... C'est le mo-

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