‹ La Pneumonie disséquanteChapitre 10 sur 11 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Æ1° La pneumonie disséquante est une affection, le

plus souvent primitive, dont les causes ne sont pas définitivement établies et qui peut être attribuée à différents microbes pyogènes. Il en existe deux formes :

2° La péribronchite disséquante d'Hutinel et Proust qui évolue en deux stades, d’hépatisation et de fonte purulente du poumon. Ses symptômes fonctionnels sont ceux d’une pneumonie, l’expectoration est nettement hémorragique ; ses symptômes physiques, ceux d’une lésion déterminant des excavations dans le poumon ; ses symptômes généraux, ceux d’une affection grave ; son pronostic esl sérieux.

3° Le phlegmon diffus sous-pleural d'Hayem et Graux, évoluant en plusieurs périodes, revêt d’abord la forme de lymphangite sous-pleurale, puis affecte les mêmes caractères que la forme précédente ; les signes pulmonaires sont toutefois masqués le plus souvent par un épanchement purulent.

Ne

Son pronostic est moins grave que celui de la péribronchite.

&°.Le diagnostic est souvent difficile à faire. Les caractères de l’expectoration, les signes cavitaires Joints à un mauvais état général mettent sur la voie, Dans les cas compliqués de pleurésie purulente, l'issue hors de la plaie opératoire d’un fragment de poumon a été parfois le seul élément de diagnostic.

5° La radioscopie, en localisant l’affection au poumon, oriente le diagnostic. Elle montre une bande obscure, transversale, étendue de la paroi externe du thorax à la région médiastinale. Cette bande, examinée de près, est composée de deux parties ;

Une zone inférieure, très dense, qui semble constituer les parois d’une cuvette épaisse dont l’aspect horizontal est différent de celui que l’on rencontre dans les pleurésies interlobaires où la région obscure a une-direction plus oblique.

Une zone supérieure, d’aspect vacuolaire, en ruche d’abeilles, liée à une destruction du parenchyme pulmonaire. Au-dessus de la lésion qui apparaît telle, le poumon est clair. Cet aspect permet de conclure

à la destruction d’une partie ou de tout un lobe pul-

monaire.

6° Le pneumobacille de Friedlaender qui,au niveau du poumon peut donner naissance à des lésions diverses de pneumonie franche, de broncho-pneumonie pseudo-lobaire ou de pneumonie atypique,caractérisée par un ramollissement du parenchyme pul-

monaire, siège d’hémorragies, peut également déter- ; 3 miner la pneumonie disséquante. Ge 4

En dehors du pneumobacille, un grand nombre 4 d’agents pathogènes, parmi lesquels le streptocoque, peuvent aussi déterminer cette affection.

Ë N | Le Président de la thèse, F. BEZANCON Le Doyen, ee : z ROGER

Vu et permis d'imprimer :

Le Recteur de l’Académie de Paris,

Page 1