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OBservaAriIoN IX.
M. A. S... Après être resté vingt jours consécutifs dans les tranchées boueuses où aucun malaise ne l'avait atteint, va au repos et couche dans un lit le 10 décembre. La nuit amène des douleurs vives et intolérables dans la région des pieds ; la chaleur des couvertures accentue la souffrance. Le lendemain, il s'aperçoit que la marche n’est possible que par intermittences : les pieds ne sont pas gonflés; les orteils seuls sont violacés par des extravasations sanguines; la peau est luisante. Pendant six jours, les douleurs restent iden-. tiques avec paroxysmes nocturnes; seulement la marche devient de plus en plus douloureuse. Le 16 décembre, étant obligé de marcher, les souffrances sont telles que des larmes involontaires lui viennent aux yeux; pendant deux kilomètres, ila la sensation de marcher sur des aiguilles, puis la douleur se calme ; ie reste du parcours s'effectue sans que les souffrances réapparaissent ; les accidents sont disparus à jamais ; l’anesthésie légère constatée dès le début a duré vingt jours.