‹ La poésie de Jean AicardChapitre 14 sur 112 · A LA FRANCE · texte numérisé non relu

A LA FRANCE

Te t'aime, ô mon pays tout entier, sol gaulois. Dans tes cités, dans ton langage, dans tes lois, Dans tes somtres forêts de chênes et d'érables. Jusqu'en tes guis sacrés qui restent vénérables ; Souvent, ^n traversant la Seine, je suis pris De l'orgueil joveux d'être un passant dans Paris, Mais j'ai pour la Proviînce au ciel bleu la tendresse Qu'on a pour l'Italie et qu'on a pour la Grèce. Vieille Gaule à l'esprit attique, au cœur romain, Souviens-t'en : la Provence est l'antique chçmin Par oîi la race heilène et latine à ta race Apporta ses trésors de lumière et de grâce. L'exquise politesse, honneur de nos cités, L'art, la douce éloquence et toutes les beautés.

(Dédicace des Pociiics de Provence.)

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