‹ La poésie de Jean AicardChapitre 31 sur 112 · DERNIER SOIR · texte numérisé non relu

DERNIER SOIR

Bien d'autres avant moi firent ce simple vœu:

Sous le ciel de Provence, éternellement bleu,

De mourir en été, les fenêtres ouvertes,

Tandis qu'aux alentours, au bout des branches vertes

Que le soleil couchant transperce d'un trait d'or,

Les cigales en chœur répéteront encor

Leur chant rythmé, pareil, dans l'ombre solennelle.

Aux palpitations de la vie éternelle.

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