‹ La poésie de Jean AicardChapitre 66 sur 112 · LA CONSCIENCE · texte numérisé non relu

LA CONSCIENCE

On sait toujours quand on fait bien, Jean; une voix parle en toi-même; C'est la voix de quelqu'un qui t'aime Car son jugement c'est le tien.

Écoute-la, la voix secrète,

Mon fils, la voix de bon conseil :

Elle veille dans ton sommeil;

A toute heure elle est toujours prête.

Sais-tu, Jean, quelle est cette voix Qui te félicite ou te gronde?

Qui parle au cœur de tout le monde?

Qui, dans la nuit, dit: « Je vous vois! »

C'est Conscience qu'on la nomme; C'est l'écho, dans nos cœurs resté, D'un avis souvent répété Par notre père, un honnête homme.

(1) Inédit.

C'est un cri de mère à genoux, Nous suppliant de rester sages!...

La conscience a les visages De nos pères vivants en nous.

C'est le souvenir d'un beau livre, Expérience d'un ancien, Et qui nous dit que « faire bien »

C'est avoir du bonheur à vivre.

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