‹ La poesie de la musiqueChapitre 14 sur 57 · QUINTETTES DE BOCCHERINI POUR DEUX VIOLONS, ALTO ET DEUX VIOLONCELLES · texte numérisé non relu

QUINTETTES DE BOCCHERINI POUR DEUX VIOLONS, ALTO ET DEUX VIOLONCELLES

N° 1 ({°' livre, œuvre 10-12, 1771)!.— En /a. Ce premier quintette, dit Fétis, est plein d’enthousiasme et d’élévation. L’Adagio est d'une harmonie délicieuse.

N°2. En mx b. Ne le cède en rien au précédent. Il est d'un fini, d’une grâce, d'une suavité qui survivront à tous les caprices de la mode (Picquot).

* No 5, En mb. Non tanto sostenuto, 3/4. Allegro assai, en 2 temps. Alegretto, 3/4. Simplicité, grâce, affection.

N°8 (2° livre, œuvre 11-18, 1771).— En /a.Se distingue par une facture aussi neuve que pitto-

resque (Picquot).

N° 10. En fa mineur. D'une beauté achevée (Fétis). * No 11. Menuet. 3/4. En /a. Trio en ré. Motif d’une simplicité et d'une grâce ravissantes.

N° 12. En ré. Intitulé l’Uccelliera (la Volière).

où le chant des oiseaux se marie au son du cor

1. Les premiers chiffres indiquent les numéros des œuvres de l’auteur ; les seconds les numéros des œuvres catalogués par les éditeurs.

L'auteur a voulu peindre une scène champêtre:

ls

de chasse, à la musette des pâtres et à la danse villageoïise. Ce tableau est de la plus exquise originalité (Picquot).

N°16(3°livre,œuvre 13-20, 1772).—En ré mineur. Conception heureuse qu'il appartient au génie seul de produire. L’accent passionné du début est une des plus belles inspirations de l’auteur (Picquot). Les autres quintettes du même œuvre sont également cités par Picquot comme charmants, particulièrement les n° 14 et 17, :

* N°19 (4 livre, œuvre 18-17, 1774). — Allegro moderato. 4 temps. En ut mineur. Expression de tendresse mêlée de crainte, comme si l’on croyait menacés les jours d'un enfant chéri. -

Grave. 4 temps. En #t b. Accent sombre et plaintif.

Menuetto. 3/4. En mt b. Trio en st bp. Accent affectueux (Baillot).

Allegro assai. 4 temps. En ut mineur. Passionné, dramatique. Emprunté par Persuis pour la scène de son ballet de Nina où l'infortunée s’abandonne au désespoir en apprenant la mort de son amant.

* N°94, Grave. 2 temps. En mx. Accent religieux. Allegro. 6/8. En mi. Simplicité, grâce et enjouement.

Menuetto. 3/4, En la. Trio en {a mineur, Accent gracieux.

Presto. 2temps. En m2. Gracieux et animé.

(5° livre, œuvre 20-28, 1775). — Picquot cite le n° 26 en mx b, et surtout le 27° en fa, comme étant d’une grande beauté.

(6° livre, œuvre 27-49, 1779). — Fétis doute de l'authenticité de cet ouvrage. Mais on y reconnaît, d’après Picquot, la touche gracieuse de Boccherini,

* No 37 (T° livre, œuvre 25-86, 1778). — Larghetto . 3/4, enrémineur, d'un accent doux et suave, se liant par un point d'orgue à un A//egro, 4 temps, dans le même ton, gracieux et décidé.

Menuetto con moto 3/4, en ré mineur, avec modulation en ré majeur, d'un accent simple et gracieux, passant à un Æ#ondo allegretto 2/4 en ré, plein de vivacité et de grâce,

* N° 40 (8° livre, œuvre 45-87, 1792). — Allegro

assar. 4 temps. En wf. Naïveté, grâce.

Biondo andantino lento. 2/4. En fa, avec modulation en fa mineur. Même accent.

Menuetto non presto. 3/4. En ut. Trio, d'un accent naïf (Baillot).

Finale allegro. 2 temps. En ut. Accent de gaieté enfantine,

N° 41 (même livre, œuvre 46-87, 1793). — Allegro con un poco di moto. 4 temps. En so/mineur. La mélancolie à côté de la grâce naïve.

Adagio. 2/4. En mt b. Accent de tristesse.

Menuetto. 3/4. En st }. Trio en mt b. Grâce naïve.

Finale allegro. 2 temps. En so! mineur. Accent plaintif, suppliant et agité.

N° 42 (même livre, même œuvre). —!En mu b.

Allegro maestoso assai, 4 temps. Menuetto amoroso 3/4. Larghetto 6/8, suivi d’un Presto 3/4.

Ce quintette n’est qu’un développement d'un motif du duo : Cara, Cara, du Matrimonio segreto de Cimarosa. Il se recommande à l'intérêt des amateurs par l’association de deux des plus grands musiciens dont s’enorgueillisse l'Italie du xvrrr° siècle (Picquot).

N° 44 (même livre, œuvre 49-87, 1794). — Allegro vivo. 4 temps. En mt b. Finesse et grâce. Menuetto. 3/4. En mt b. Grâce et simplicité.

Larghetto. 6/8. En ut mineur. Simple et affectueux. Finale presto. 2/4. En mt hp. Énergie et grâce.

N°46 (9° livre, œuvre 28-87, 1779). — Allegro con moto. 4 temps. En wt. Douceur, grâce, simplicité,

Menuetto con moto. 3/4. En sol. Trio en sol mineur. Accent gracieux.

Grave. 2/4. En sol. Accent affectueux.

Rondo allegro con moto. 2/4. En ut. Gaieté, vivacité, grâce. (Partie principale de violoncelle.)

N° 47 (même livre, œuvre 28-87, 1779). — Allegro vivace. 2/4. En /a. Grâce, coquetterie.

Menuetto. 3/4. En ré. Même accent. ;

Larghetto. 6/8. En la mineur, avec modulation en la majeur. Pensée douce et tendre.

Allegro vivace. 2/4. En la. Légèreté, grâce.

N° 50 (même livre, œuvre 49-87, 1794). — Allegro. 2 temps. En ré. Accent gai.

Larghetto. 6/8. En ré, avec modulation en ré mineur. Accent affectueux. Se lie à un Menuetto 3/4 en ré, gracieux.

Finale prestissimo. 2/4, En ré. Vivacité, légèreté, grâce. |

N° 51 (même livre, œuvre 41-8'7, 1788). — A/legro vivo. 2 temps. En +? b. Doux et gracieux. Andante con un poco di moto. 3/4. En ut mineur. Affectueux et triste.

Menuetto. 3/4. En ut mineur. Trio en ut majeur. Même accent.

Allegro alla Turca. 2/4. En mt bp. Martial.

N° 52 (10° livre, œuvre 42-87, 1789). — Rode avait une prédilection marquée pour ce quintette,

Moderato. 2 temps. En sol mineur, Accent passionné.

Menuetto. 3/4. En sol. Affectueux, caressant.

Larghetto. 6/8. En st b. Accent d'amour. Weber semble s'être inspiré du motif de ce morceau, quand il a composé l’Andante de son trio pour piano, violon et basse, intitulé : Les Soupirs du berger. |

Finale allegro ma non presto. 2/4. En sol mineur. Accent passionné et agité (Baillot).

No 56 (même livre, œuvre 23-37, 1778). — Allegro moderato àssar. 4 temps. En ré, Douceur, grâce, affection.

Largo assai. 4 temps. En ré mineur. Plaintif.

Menuetto. 3/4. En la. Trio en fa # mineur. Accent affectueux.

Grave. 4 temps. En ré mineur. Reproduction du motif du Largo précédent sous une forme différente, pour conduire à un Æondo allegretto 2/4, en ré, d'un accent doux et gracieux.

N° 58 (11° livre, œuvre 42-8'7, 1789). — Allegro moderato assai. Atemps. En fa meneur. Chagrin d'amour; accent de tristesse (Baïllot).

Menuetto con moto. 3/4. En fa. Simple et gracieux. Trio, modèle d’accent naïf. (Exemple de détaché trainé; Baillot).

Adagio cantabile, 4 temps, en st b, simple et affec-

LA POÉSIE DE LA MUSIQUE. 249 tueux, se liant par un point d'orgue à un /#ondo allegro 2/4 en fa, d'un accent gai.

# N° 62 (même livre, œuvre 39-87. 1787). — Alle- L gro vivo, 4 temps. En ré, Accent animé, Pastorale amoroso ma non lento. 6/8. En sol; modulation en »2 L. Accent affectueux.

Finale presto. 2/4. En ré, avec modulation en ré mineur, Vivacité et grâce.

N° 66 (12 livre, œuvre 43-47, 1790).— Menuetto. 3/4, En fa. Grâce et naïveté.

*.No 68 (même livre, œuvre 25-47, 1778). — Allegro non molto. 2 temps. En la meneur, Douceur et affection.

Menuetto. 3/4. En la. Trio en la mineur, Même accent.

Largo cantabile. 4 temps. En ré. Accent de tendresse. Se lie par un point d’orgue à un A/legro 2/4en la mineur, d'un accent gai.

N° 69 (même livre, œuvre 51-47. 1795). — Allegretto con moto. 3/8. En mx b.Doux et affectueux.

Menuetto. 3/4. En mi b. Même accent. (Exemple de détaché flûté; Baillot.)

Adagio. 2 temps. En stp. Même accent.

Finale allegro. 3/4. En mi b. Vif et gracieux.

* N°78 (Æ livre, œuvre 29-48, 1779). — Allegro

moderato assai. 4 temps. En so/ mineur. Accent affectueux et touchant, comme pour consoler un ami.

Menuetto. 3/4. En sol. Plein de verveet de grâce. Trio en so/ mineur. Douceur et simplicité; opposition avec le motif du menuet.

Preludio adagio. 4 temps. En so! mineur. Même accent que le premier morceau. Se lie par un point d'orgue sur la guinte à un Rondo allegro 2/4 en sol, avec modulation en so! mineur, d’un accent gai et gracieux. |

N°82 (15° livre, œuvre 40-50, 1788).— Menuetto, 3/4 en ut, d'un accent affectueux, alternant avec un Presto d’une légèreté et d'une gaieté enfantines.

N° 83 (même livre, même œuvre). -— Grave, 4 temps, en ré; sert de prélude à un A/egro 3/4 en ré mineur : Imitando il fandango che suona sulla chitarra il Padre Basilio, où loriginalité, l'abandon, la grâce et la verve castillanes sont exprimés avec un rare bonheur (Picquot).

Menuetto. 3/4. En ré. Trio en ré meneur. Verve et grâce.

N° 90 (46° livre, œuvre 50-51, 1795). — Menuetto a modo dé sigli diglia Spagnola. 3/4. En ut. Trio en ut mineur. Gracieux.

MOZAR'T.

Mozart (Wolfgang-Amédée), le Raphaël de la musique, est né à Salzbourg le 27 janvier 1756, et mort à Vienne le 5 décembre 1792, dans sa 37° année. Il était doué d’une organisation musicale d'élite qui se révélait dès l'age le plus tendre; car il avait à peine 3 ans qu'il exprimait sa Joie quand il trouvait un accord de tierce sur le clavecin. À 5 ans, il composait déjà de petits morceaux qu'il jouait à son père, musicien distingué, et que celui-ci prenait soin de noter. Il écrivait même un concerto pour le clavecin. Le goût du travail avait alors pris sur lui un tel ascendant qu'il pouvait se livrer à ses études littéraires sans que ses progrès en musique en fussent ralentis.

Chaque année marquait chez lui de nouveaux succès. À 6 ans, il obtenait avec sa sœur des éloges et des applaudissements sans nombre de la société de Munich. A la cour de Vienne. l’empereur Francois [*, charmé de son talent précoce, l’appelait son petit sorcier et l’associait aux jeux de l’archiduchesse Marie-Antoinette, qui devait être la brillante et infortunée reine de France. Mais le petit Mozart préférait à

toutes ces faveurs l'approbation du fameux maitre de chapelle Wagenseil. « C'est lui qu'il faut faire venir, disait-il à l’empereur; il s’y connait. »

À 7 ans, après s'être fait admirer à Munich et dans toutes les cours électorales, Mozart arrive en France et touche l'orgue à Versailles, dans la chapelle du roi Louis XV. Ses succès vont jusqu'à l'enthousiasme. Il compose et publie ses deux premiers œuvres de sonates, dédiés à madame Victoire, fille du roi, et à la comtesse de Tessé. Passé en Angleterre à 8 ans, il Joue avec sa sœur des concertos dialogués, aborde les morceaux les plus difficiles de Bach, de Hændel, et enlève tous les suffrages tant à la cour du roi Georges IIT qu'à la ville. C'est là qu'il écrit 6 sonates dédiées à la reine Charlotte. — À 9 ans, il se rend en Hollande, où il compose une symphonie à grand orchestre pour l'installation du prince d'Orange. Revenu à Salzbourg, il.se livre avec ardeur à la composition, prenant Bach, Hasse et Hændel pour modèles. — A 12 ans, il se charge, sur la demande de l'empereur Joseph IT, de composer la musique d’un opéra-bouffe : la Finta sim-

plice, qui recoit l'approbation de Hasse et de

Métastase. Bientôt 1l est nommé maitre des concerts de l'archevêque de Salzbourg et part pour l'Italie avec son père. À Bologne, le célèbre P. Martini et d’autres directeurs de musique sont transportés d’admiration en voyant le petit Mozart développer les sujets de fugue les plus difficiles et les exécuter sur le clavecin avec la plus grande précision. Il arrive à Rome pendant la semaine-sainte et se rend à la chapelle Sixtine pour entendre le célèbre H1serere d'Allegri, dont il était défendu de prendre copie sous peine d’excommunication. Mais il écoute si attentivement que, revenu chez lui, il note la pièce entière de souvenir. De Rome, il se rend à Naples. Le pape Clément XII voulut le voir à son retour et le nomma chevalier de l'Éperon d’or. Le jeune Mozart est bientôt recu à l'unanimité membre de l’Académie philarmonique de Bologne, après avoir subi brillamment les épreuves exigées. Il avait 14 ans quand il donnait à Milan son opéra de Mithridate, qui eut plus de vingt représentations consécutives. À 15 ans, il avait déjà fait plusieurs autres opéras : Ascanio in Alba, il Sogno di Scipione, et Lucio Silla. I avait composé, à l'âge

de 19 ans, /a Finta Giardiniera, opéra bouffe, deux grandes messes pour la chapelle de l’électeur de Bavière et la cantate : Z/ Re Pastore, à l’occasion du passage de l’archiduc Ferdinand à Salzbourg. Sa gloire était alors répandue dans toute l'Europe. |

Dans un second voyage qu'il fit à Paris, avec sa mère, en 1777, il assista à la première représentation d’A/ceste, chef-d'œuvre de Gluck, qui fut accueilli froidement par le public. « AZ! les barbares ! ah! les cœurs de bronze! ».s’écriait-il tout en pleurs.

La mort de sa mère hâte son retour en Allemagne. — À 25 ans, il donne à Munich l'opéra d'Idoménée, qu’il a toujours considéré comme un de ses meilleurs ouvrages et qu'il avait écrit sous l'inspiration de ses sentiments pour celle qui devait bientôt devenir sa femme. Mozart entre ensuite à Vienne au service de l’empereur, auquel il resta attaché toute sa vie et qu’il ne voulut pas quitter, malgré le traitement modeste qu’il recevait et les avantages qui lui étaient offerts par plusieurs souverains. — Il épouse à 26 ans M'° Weber, virtuose de mérite qui lui donne deux enfants.

C'est à cette époque qu’il compose /' Enlèvement

t + s Ne D

du sérail pour le théâtre de Prague. — Quatre ans après, 1l fait paraitre /e Mariage de Figaro que l’empereur Joseph IT l'avait chargé de mettre en musique, ainsi que Don Juan. Ce dernier opéra n'avait eu d’abord que peu de succès à Vienne et chacun y trouvait à redire, à l’exception d'Haydn qui, prié de donner son opinion, répondit que Mozart était le plus grand compositeur de l’époque. Ce jugement d’'Haydn sur Mozart est précieux ; car l'esprit de ce grand maitre était plutôt enclin à la critique qu’à l'éloge. Du reste, Mozart savait aussi reconnaitre les mérites d'Haydn à qui il a dédié son plus bel œuvre de quatuors. « Cette dédicace lui est bien due, disait-il; car c’est de lui que j'ai appris à faire des quatuors. » — Dans les derniers mois de sa vie, 1l crée /a Flûte enchantée, la Clémence de Titus et un Requiem qu'il eut à peine le temps d'achever. Il avait entrepris ce dernier œuvre sur la demande d’un inconnu.

Une lettre anonyme, contenant le prix fixé, invitait le compositeur à ne point se hâter, à | attendre l'inspiration et surtout à ne pas chercher à découvrir le nom de son admirateur.

Mozart se met au travail avec ardeur; mais il | se persuade que c’est pour lui qu'il éerit et

il ajoute mème qu'il croit avoir été empoisonné. Sa femme cherche à faire disparaitre une aussi funeste impression. Elle parvient à lui soustraire sa partition et l’état du malade paraît s'améliorer. Mais à peine est-1l rentré en possession de son manuscrit qu’il retombe dans une mélancolie profonde. Le jour de sa mort, il se fit apporter le Requiem sur son lit. « N’avais-je pas raison, dit-il alors, quand j'assurails que c'était pour moi que je composais ce Requiem ? » Et des larmes s’échappèrent de ses yeux. Après sa mort, l'inconnu se présenta, recut l’œuvre du maître et on n’en entendit plus parler. Mais la veuve avait conservé la partition.

Mozart, comme tous les hommes d’un vrai talent, était sévère pour lui-même. Un jour qu'il exécutait sur le clavecin l’un des airs les plus applaudis de /’Enlevement du séral.: « Cela est bon dans la chambre, dit-il; mais pour le théâtre il y a trop de verbiage. Quand je l'ai composé, je me complaisais dans ce que Je

faisais et je n’y trouvais rien de trop long. ».

Idoménée et Don Juan étaient ceux de ses opéras qu'il estimait le plus. — Quand il était pénétré d’une idée, rien ne pouvait l’arracher au

Be he es

travail. D'une sensibilité extrème, et passionné pour son art, il composait partout où 1l se trouvait, sans que rien püt le distraire. Quelquefois il n'achevait un ouvrage qu’au dernier moment, comme l'ouverture de Don Juan qu'il fit dans la nuit, la veille de la première représentation et après la répétition générale.

Mozart est sans contredit le compositeur le plus complet et le plus éminent du xvim* siècle. Il excelle à la fois dans l'opéra, dans la musique sacrée, dans la symphonie et dans la musique de chambre; on se demande quelles merveilles il aurait encore pu produire s’il lui eût été donné de vivre longtemps comme Haydn. Ce qu'on admire en lui, c’est une fécondité prodigieuse, une grande richesse dans l’accompagnement et surtout une harmonie séduisante même au milieu des situations les plus dramatiques. Aussi dit-on souvent avec raison : /e divin Mozart! Ses œuvres portent la plupart du temps l'empreinte de la douceur et de la tendresse qui étaient le fond de son caractère. Parmi les compositeurs de musique, il estimait principalement les Iialiens, tels que Leo, Durante,Porpora,Scarlati ; mais il prisait encore davantage Le célèbre Hændel. « De nous tous, disait-il, Hændel sait

le mieux ce qui est d’un grand effet. Quaud il le veut, il va et frappe comme la foudre.» Mozart a laissé 9 opéras sur paroles italiennes, 17 symphonies, des cantates, des scènes détachées, des romances et des chansons allemandes, des canons, des airs de ballet, des sérénades, des messes, des motets, enfin des sonates, des trios, des quatuors et des quintettes, que nous allons passer en revue.

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