YRIOS D'HOUMMEL, POUR PIANO, VIOLON EX VIOLONCELLE
N° 4 (œuvre 12). — Allegro. 4 temps. En mu pb. Agité. Peinture d'une âme en proie à l’inquiétude.
Andante cantabile. 6/8. En la b. Expression touchante ; accent de la prière.
Finale presto. 2/4. En mb. Gracieux, tendre,
LA POÉSIE DE LA MUSIQUE. 325 expansif. Langage d’un cœur exempt de préoccupations. Contraste avec le caractère sérieux des deux premiers morceaux.
N° 2 (œuvre 22, dédié à la princesse Esterhazy). — Allegro moderato. 6/8. En fa. Simple et gracieux.
Andante avec variations. 2/4. En se b. Simple et affectueux.
Rondo vivace alla turca. 2/4. En fa. Martial.
N° 3 (œuvre 35). — Allegro con brio. 2 temps. En sol. Simplicité et tendresse.
Menuetto. 3/4. En ut. Grâce.
Rondo vivace e scherzando. 2/4. En sol, avec modulation en ut. Gaieté.
N° 4 (œuvre 65),—A{/{egro con sptrito.2 temps, En sol. Grâce et animation.
Andante grazioso. 3/8. En ut. Accent affectueux.
Rondo vivace. 2/4. En sol. Gaieté,
N° 5 (œuvre 78; variations en trio). /ntroduction cantabile 4 temps, en la, suivie d'un Z'hème-allegretto 2/4, en la mineur,avec variations, Accent simple et affectueux.
N° 6 (œuvre 83, dédié à J.-B, Cramer).— Allegro: 3/4. En mi, avec modulation en la b et en mt b. Douceur, affection, grâce,
Andante. 2/4. En sol, avec modulation en La p. Accent de la prière.
Bondo. 2/4.En mi, avec modulation en m2 mineur. Grâce, enjouement.
(Trio brillant.)
# N°7 (œuvre 93, dédié à J.-P. Schmidt).— A//egro con moto. 2 temps. En #4 b. Caractère dramatique. Expression touchante.
Larghetto. temps. En si, avec modulation en sol. Prière.
Rondo. 4 temps. En tb, avec modulation en la b. Gai et animé.
N° 8 (œuvre 96, dédié à la baronne de Kœnneritz). — Allegro conspirito. 3/4. En mi b, avec modulation en ré, Gracieux.
Andante quasi allegretto. 2/4. En stp. Douceur et simplicité.
Rondo vivace alla russe. 2/4. En mé bp. Martial.
QUINTETTES D'HUMMEL POUR PIANO. VIOLON. ALTO NIOLONCELILE ET COGNTRE-BASSE,
(OEuvre 74, septuor pour piano et instruments à vent, arrangé en quintette). — Allegro con spirito. 4 temps. En ré mineur, avec modulations en ut et en ré, Brillant, dramatique.
Scherzo. 3/4, En ré mineur. Trio en ré majeur. SUAve;
LA POÉSIE DE LA MUSIQUE. 327 Andante avec variations. 2/4. En /a. Mélancolie affectueuse.
Finale vivace, Atemps, en ré mineur ; modulations en la et en ré. Agité, dramatique. Accent affectueux et suppliant. Scène de violences.
(OEuvre 87, dédié à S. A. Impériale et Royale M": l’archiduchesse Maria de Saxe-Weimar)., — Allegro e risoluto assaë. 2 temps. En mi b mineur. Dramatique. Accent plaintif et suppliant opposé à l'accent énergique.
Menuetto allegro con fuoco. 3/4. En int b nuneur. Agité et plaintif. Trio en #2 b majeur. Gracieux.
. Largo. % temps. En #2 b. D'un accent triste et suppliant, passant par un point d'orgue sur la septième dominante à un Allegro final 2/4, en mi b mineur. Accent agité, dramatique.
REES
Ries (Ferdinand) est né à Bonn en 1784 et mort à Francfort en 1838, à 54 ans. Son père, directeur de musique au service de l'électeur de Cologne, lui donna les premières lecons à l’âge de 5 ans. A 8 ans, il devient élève de Romberg pour le violoncelle, puis il se met au piano. À 13 ans, on l'envoie à Arnberg en Westphalie, chez un ami qui devait lui appren-
dre l’orgue et les‘éléments de la composition ; mais il était plus habile que le maitre et il utilise ses neuf mois de séjour à Arnberg en se livrant à l'étude du violon. De retour à Bonn, il y reste deux années, pendant lesquelles :1l met en partition les quatuors d'Haydn et de Mozart et arrange pour le piano /a Création, les Saisons et le Requiem. En 1801, il se rend à Munich avec son ami d’Arnberg, dont il ne tarde pas à se séparer. Il prend là quelques lecons de Winter; puis, ce dernier partant pour la France, Ries se décide à aller à Vienne, muni d’une lettre de son père pour Beethoven, son compatriote et son ancien ami. Il recoit un bon accueil du grand artiste, dont il devient l’élève pour le piano. Beethoven le recommande aux soins d’Albrechtsberger, pour le contrepoint; mais bientôt les faibles ressourcés dont Ries disposait s’épuisent et il ne lui reste que les livres comme moyen d'instruction. Il était resté pendant quatre ans avec Beethoven, dont les conseils et l'exemple avaient imprimé à son talent un cachet de force et de grandeur.
En 1805, Ries atteignait 21 ans. Il lui fallait quitter ses chères études et payer sa dette à son pays. Il arrive à Coblentz pour se faire enrôler
comme soldat. Mais la petite vérole, qu'il avait eue dans son enfance et qui lui avait fait perdre l'usage d'un œil, devient pour lui une cause d’exemption et on le déclare impropre au service. Alors 1l peut réaliser le projet qu'il avait formé depuis longtemps et part pour Paris, où il reste deux ans et où il publie ses meilleurs ouvrages. En 1809, à 25 ans, 1l fait un voyage en Russie en passant par les villes de Cassel, Hambourg, Copenhague et Stockholm, où il donne des concerts. En quittant la Suède, le vaisseau où il s'était embarqué fut pris par les Anglais, qui le gardèrent prisonnier pendant plusieurs jours. Enfin il arrive à Saint-Pétersbourg, où il rencontre Romberg, son ancien maître, qu’il accompagne dans un voyage à l'intérieur de la Russie. Tous deux sont reçus avec enthousiasme à Kiew, à Riga, à Revel; mais l’incendie de Moscou les arrête, et Ries vient en Angleterre en repassant par Stockholm.
Il arrive à Londres en mars 1813 et débute avec un grand succès au concert philharmonique. Peu après, il épouse une Anglaise de distinction aussi remarquable par sa beauté que par ses qualités personnelles et devient un des maitres les plus renommés de Londres, où il
gagne beaucoup d'argent pendant les dix années qu'il réside en Angleterre. Le 3 mai 1824, il donne son concert d'adieu et part pour aller habiter une propriété qu'il avait acquise à Goldenberg, près de Bonn. Là il se livre à la composition et écrit plusieurs ouvrages. En 1829, il va s'établir à Francfort. Un an après, son opéra, la Fiancée du Brigand, est: représenté avec succès dans plusieurs villes, notamment à Berlin. En 1831, il se rend en Angleterre pour donner à Londres son nouvel opéraféerie de Liska, ou la Fiancée de Gellenstein, et pour organiser les festivals de Dublin. De retour en Allemagne après quelques mois, 1l entreprend avec sa famille un voyage en Italie et visite successivement Milan, Venise, Florence, Rome et Naples. Chargé en 1834 de conduire la fête musicale d’Aix-la-Chapelle, il recoit de la ville l'offre de la direction de l'orchestre et de l'académie de chant, qu'il accepte, quoique en possession d’une fortune indépendante. Cependant il se démet de ses fonctions en 1836 et se rend à Paris, puis à Londres, où 1l écrit l’oratorio de l’adoration des Rois pour le festival d'Aix-la-Chapelle en 1837. Ries revient par Bruxelles et fait entendre son œuvre à Fétis. Il
LA POÉSIE DE LA MUSIQUE, 33 | était alors gai et bien portant et rien ne pouvait faire prévoir sa fin prochaine. Après le festüival, il retourne à Francfort et se charge de la direction de la société de Sainte-Cécile; mais à peine a-{-il pris possession de cet emploi qu'il meurt le 13 janvier 1838.
Ries a été l’un des artistes les plus distingués de son époque. C'était un homme aimable ct modeste dont l'existence a été bien remplie. Il a eu l'insigne honneur d’avoir pour maitre le grand Beethoven. En puisant ses inspirations à une telle source, il ne pouvait manquer d’arriver à la célébrité.
Son œuvre de musique instrumentale est considérable. Elle comprend 6 symphonies, 5 ouvertures, 6 quintettes, 12 quatuors, 9 concertos de piano, ! septuor (piano), 2 sextuors (2d.), 1 quintette (2d.), 1 ottetto (2d.), 3 quatuors (2d.), 5 trios (id.), 1 trio (2 pianos et harpe), 20 duos (piano et violon), 2 sonates (piano, cor, violoncelle), 10 sonates (piano seul), et en outre beaucoup de rondos, fantaisies et pièces diverses.
Nous en extrairons seulement quelques morceaux que nous CONnaIssOns.