‹ La poésie de la RenaissanceChapitre 126 sur 215 · Tout en maudissant Rome, Du · texte numérisé non relu

Tout en maudissant Rome, Du

« Il est doux, lorsque sur l'immense Bellay avait fini par s'y attacher.

Découragement.

C'estoit ores, c'estoit qu'à moy je dcvois vivre, Sans vouloir esti-e plus que cela que je suis. Et qu'heureux je devois de ce peu que je puis. Vivre content du bien de la plume et du livre'.

Mais il n'a pieu aux dieux me permettre de suyvre Ma jeune liberté-, ny faire que depuis .Te vesquisse aussi franc de travaux et d'ennuis. Comme d'ambition j'estois franc et délivre.

Il ne leur a pas pieu qu'en ma vieille saison

Je sceusse quel bien c'est de vivre en sa maison,

De vivre enti'c les siens, sans crainte et sans envie.

11 leur a pieu, helas! qu'à ce bord estranger. Je veisse ma franchise en prison se changer, Et la fleur de mes ans en l'hyver de ma vie.

(Les Regrets, Sonnet.) Dégoût.

Panjas-', veux-tu savoir quels sont mes passe-temps P Je songe au lendemain, j'ay soin de la dépense '• Qui se fait chacun jour, et si faut que je pense A rendre, sans argent, cent créditeurs contens.

Je vays, je viens, je cours, je ne perds point le temps. Je courtise un banquier, je prends argent d'avance; Quand j'ai dépeschél'un, un autre recommence; Et ne fais pas le quart de ce que je prétends.

Qui me présente un compte, une lettre, un mémoire. Qui me dit que demain est jour de consistoire^. Qui me rompt le cerveau de cent propos divers.

1. Le gaiu que me procuraient mes fouctinns d'intendant près de son oncle t<-avaux intellectuels. le cardinal.

2. La liberté que j'avais étant jeune. 5. Assemblée de cardinaux convoqués

3. Panjas, seigneur français de la par le pape, en vue d'une affaire imporfamille de Pardaillan. tante.

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