J'ai cepeudaut... 6. Moi, iugrat, qui ne produis
4. Source sacrée qui, en Palestine, servait aux purifications.
AGRIPPA DAUBIGNE. 247
Use de chaslinicnt, non de punition; Esnionde mes jetions, laisse la branche tendre. Ainsi que pour chasser de lair l'infection. Mettant le feu partout, on ne met rien en cendre.
(Poésies religieuses.)
L'Épagneul.
So>>ET.
N olrc pauvre Citron, qui coucha tant de fois Aux pieds de vostrc lit, estendu sur la dure. Ardent à vous servir, qui aprit de nature A faire des amis et des traistres le chois;
Qui a seu les larrons etl'rayer de la voix Et de ses dents meurtrir les meurtriers, endure La faim, le froid, les coups, l'injustice et l'injure, Coustumier payement du service des Koys!
Sa beauté, sa bonté, sa jeunesse agréable Le fit chérir de vous, mais il fut redoutable A vos haineux, aux siens, pour sa dextérité.
Courtizans, qui jetiez vos desdaigneuses veùes Sur ce fidèle chien mort de faim par les rues, Attendez ce loyer de la fidélité ' !
(Poésies diverses.)
Tyrannie.
SoN.NET.
Misérable François, que sert de t'asservir, Disciple des tyrans, valet de tyrannie; Tu vois armer la France à la France ennemie Et elle mesme à soy sa liberté ravir.
1. Ou lit ce même sounet de D'An- avait servi de mère en ses afflictions, il
bignt- dans sa Vie a ses Enfants, mais trouve chez elle un grand epagneul
avec un grand nombre (ie variantes, nommé Citron, qui avoit accoustumé de
Kous avons adopté la vraie leçon des coucher sur k s pieds du Iloy et souvent
manuscrits. — Voici comment, d'apris entre Frontenac et Aubigné. Cette
D"Aubigné lui-même, il fit parvenii- ce pauvre beste, qui mouroit de faim, luy
sonnet à Henri IV : « En passant Ageu vint faire chero : de quoy esmeu, il le
pour remercier 'M""^ d',' Itoques, qui lui mit en pension chez une femme et luy
24s LA POESIE DE LA RENAISSANCE.
La loy, le sang, Nature à l'homme font sentir
Qu'il naist, vit, croist et doibt ses ans, son bien, sa vie,
Aux amis, aux parens, à sa chère patrie,
Et qu'il faut pour ces trois naistre, vivi'e et mourir.
Or, d'un pareil debvoir nous sommes tributaires Aux Rois qui du iDaïs sont les Rois et les pères, l'erdre pour eux la vie et les biens et les ans ;
Mais aux Rois de ruine et de sang et de cendre. Cendre, sang et ruine et autant leur faut rendre Qu'aux lyons et aux loups, aux monstres, aux tyrans'.
(Sonnet inédit.)