‹ La poésie de la RenaissanceChapitre 145 sur 215 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

Sois hardi, ne te cache point - Entre chez les rois mal en point-'; Que la pauvreté de ta robbe Ne te face honle ni peur.

Ne te diminue ou desrobe La sufïisance^ ni le cœur

Ta tranche n'a or ne couleur; Ta couverture sans valeur Permet, s'il y a quelque joye, Aux bons la trouver"' au dedans; Aux autres faschevix je t'envoie Pour leur faii'e grincer les dents

Pauvre enfant, comment parois-tu Paré de la seule vertu?

fit coudre sur le collet, qu'il avoit foi't le tyran et le roi, et proclame le droit

frisé, le sormet. » Le roi, ajoute D'Au- de ue pas obéir au premier, blgné, passant le lendemain par Agcn 2. L'auteur s'adresse à son livre. « changea de couleur en lisant cet 3. Dont la conscience n'est pas tran-

écrit ». quille.

1. En plusieurs passages de ses œu- 4. Le mérite, vres, D'Aubigné distingue ainsi entre 5. De la trouver.

ACIRIPPA DAUBIGNE. 2-l'J

(lar, pour une anic favorable, Cent le condanmoront au feu; Mais c'est ton but' invariable lie plaire aux bons et plaire à peu

Sors, mon œuvre, d'entre mes bras ; Mon cœur se plaint, l'esprit est las De chercber au droit une excuse :

.le vais le jour me refusant.

Lorsque le jour je te refuse.

Et je m'accuse en t'excusant

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