‹ La poésie de la RenaissanceChapitre 170 sur 215 · Sans faire un mouvement. 5. Si ce n'est · texte numérisé non relu

Sans faire un mouvement. 5. Si ce n'est

3. De nous-mêmes qui sommes 6. C'est-à-dire tes cantiques, comme des temples vivants. 7. Ouvert pour recevoir nos soupirs.

AGRIPPA D'AUBIGNE. :^89

De cœur pour secourir, mais bien pour lourineulcr. Point de main pour donner, mais bien pour nous osier,

« Trouvent les yeux fermez à juger leurs misères; Ton oreille soit sourde en oyant leurs prières; Ton sein ferré' soit clos aux piliez, aux pardons; Ta main sèclie, stérile aux bienfaicls et aux dons.

« Soient tes yeux clair-voiants à leurs péchez extrêmes, Soil ton oreille ouverte à leurs cris de blasphèmes, Ton sein desboutonne pour s'enfler de courroux, Et ta main diligente à redoubler tes coups.

« Ils ont pour un spectacle cl pour jeu le martyre; Le meschanl rit plus haut que le bon n'y souspire; ^os cris mortels - n'y font qu'incommoder leurs ris, Leurs ris de qui l'csclat osle l'air à nos cris.

Il Ils crachent vers la lune, et les voûtes célestes .N'ont-cUes plus de foudre et de feux et de pestes? >'e partiront jamais du throsne où tu te sicds Et la ÎNIort et l'Enfer qui dorment à tes pieds?

« Levé ton bras de fer, haste tes jDieds de laine''; Venge ta patience en l'aigreur de la iwine ' ; Frappe du ciel Babel : les cornes de son front DefQgurent la terre et luy ostent son rond"'. »

Fragments des Tragiques

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