‹ La poésie de la RenaissanceChapitre 175 sur 215 · Fous à lier. 11. Les juges étaient assis sur des · texte numérisé non relu

Fous à lier. 11. Les juges étaient assis sur des

7. Ce saint passait pour guérir les sièges brodés de fleurs de lis. fous.

Oppose ses beautez au droict, et aux flatteurs Donne à baiser l'azur, non à sentir ses fleurs*...

La Formalité.

Quel monstre voi-je encor.^ une darne bigotte, Courtisane du gain, malicieuse- et sotte : Nulle peste nolVusquc et ne trouble si fort. Pour subvertir-^ le droit, pour establir le tort, Pour jetter dans les yeux des juges la poussière ', Que cette enchanteresse, autresfois estrangère. Son habit, de coulevirs et chilFres bigarré, Sous un vieil chapperon un gros bonnet carré : Ses faux poids, sa fausse ardue et sa règle tortue Deschitlrent son énigme"', et la rendent connue Pour présent que d'enfer la Discorde a porté. Et qui diflorme tout : c'est la Formalité. Erreur d'authorité'', qui par normes énormes Oste l'estre à la chose, au contraire des formes....

La Crainte.

Au dei-nier coin, se sied la misérable Crainte : Sa paslissanle veue est des autres esteinte^. Son œil morne et ti-ansi en voyant ne void pas, Son visage sans feu a le teint du trespas. Alors que tout son banc*^ en un amas s'assemble, Son ad vis ne dit rien qu'un triste oui qui tremble : Béante est dans son sein la playe où le mal-heur Ficha ses doigts crochus pour lui oster le cœur

1. D'Aubigné avait d'excellentes rai- Des sottises à faire rire

sons pour exécrer les juges de son Avecques tant de gravité....

temps : le Parlement de Paris l'avait ^ Méchante (sens affaibli auiour-

condamné à mort. Bapprocher de ces ^'j-^;-)

vers le portrait humoristique du magis- g Bouleverser

trat, tracé par le poète François May- ^ Destinée à les aveugler.

NARD (1568-1648), qui lui-même était ^ Donnent la clef du mystère dont

conseiller au P.arlement : gjjg g-eaveloppe.

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