Se console. m((gis miignox snpientes
3. V. Rabklais, I, 39. Frère Jean 4. Motlu était un homme de lettres, des Entommeures, eu un latin singulier, auii de Régnier.
M. La poésie de lu. Renaissance, 21
Du A'oile d'une fable, afin que son mystère Ne soit ouvert à tous ny cogneu du vulgaire. Apprenons à mentir, nos propos desguiser, A ti'ahir nos amis, nos ennemys baiser, Faire la cour aux grands, et dans leurs antichambres. Le chapeau dans la main, nous tenir sur nos membres. Sans oser ny cracher, ny toussir, ny s'asseoir. Et, nous couchant au jour, leur donner le bon soir. Car puis que la fortune aveuglément dispose De tout, peut estre enfin aurons nous quelque chose Qui pourra deslourner l'ingrate adversité Par un bien incertain à tastons débité : Comme ces courtisans qui, s'en faisant acci'oire. N'ont point d'autre vertu sinon de dire : « Voire'. »
Or laissons doncq' la Muse, Apollon et ses vers, Laissons le luth, la lyre, et ces outils divers. Dont Apollon nous flatte : ingrate frénésie! Puis que pauvre et quaymande- on voit la poésie, Où j'ai par tant de nuicts mon travail occupé. Mais quoy ! je te pardonne^, et si tu m'as trompé, La honte en soit au siècle, où, vivant d'âge en âge. Mon exemple rendra quelqu'autre esprit plus sage. Mais pour moy, mon amy, je suis fort mal payé D'avoir suivy cet art. Si j'eusse estudié, Jeune, laborieux, sur un banc, à l'ecolle, Galien, Hipocrate, ou Jason ou BarloUe'', Une cornette au col'*, debout dans un parquet'', A tort et à travers je vendrois mon caquet; Ou bien, tastant le poulx, le ventre et la poitrine, J'aurois un beau teston" pour juger d'une urine, Et, me prenant au nez*^, loucher dans un bassin Des lagousts qu'un malade oflre à son médecin. En diie mon advis, former une ordonnance D'un i( réchape s'il peut )>, puis d'une révérence
1. De dire : « Oui vraiment! » 5. Baude de taffetas que pointaient