‹ La poésie de la RenaissanceChapitre 37 sur 215 · Rebutée · texte numérisé non relu

Rebutée

Qui de nully' ne peust estre reprise Puisqu'ainilié a causé l'entreprise.

Si Théséus, ainsi comme l'on dit,

Pour Piritliée- aux Enfers descendit.

Pourquoi ne puy je en Parnasse monter

Pour d'un amy le malheur te compter.^

Et si Pluton contre l'inimitié

Qu'il leur portoit, loua leur amitié,

Doy je penser que ton cueur tant humain

Trouve mauvais si je preste la main

A un amy, veu mesme que nous sonniaes

Et luy et nioy du nombre de tes hommes-'.''

Je croy plustost qu'à l'un gré tu sçauras.

Et que pitié de l'autre tu auras''.

{Epitres.)

Marot et la Sorbonne. "^

Suyvant propoz, trop me sont ennemys Pour leur enfer"', que par escript j'ay mis. Où quelque peu de leur tours je descœuvre : Là me veult-on grant mal pour petit œuvre, Mais je leur suis encor plus odieux.

Dont je l'osay lire devant les yeulx Tant cler voyans de ta majesté haulte.

Qui a pouvoir de reformer leur faulle''.

Brief par elîect, veoyre par fois diverses, Ont déclare leurs voluntez perverses Encontre moy ; niesmes ung jour ils vindrent A moy malade, et prisonnier me tindrent. Faisans arrest suz un homme arresté Au lict de mort : et m'eussent pis traicté, Si ce ne lust ta grant bonté, qui à ce Donna bon ordre avant que Ven priasse,

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