‹ La poésie de la RenaissanceChapitre 48 sur 215 · D'un peu trop prés. 5. Ne soyez pas inquiet · texte numérisé non relu

D'un peu trop prés. 5. Ne soyez pas inquiet

3. Les Anglais avaient laissé une telle 6. Cette épigramme à deux tranréputation de pillards dans Paris, qu"on chants, légèrement gouailleuse et gaie, disait en proverbe : Il y a des Anglais inspirera pl>;s tard les imitations de en cette rue, pour désigner des créan- Racine et de Volt.iire.

Car maistre abbé toute la nuict ne veult Estre sans vin, que sans secours ne meure : Et son valet jamaiz dormir ne peult, Tandis qu'au pot une goutte en demeure.

{Epigrammes.)

De la duché d Estempes.

Ce plaisant val, que l'on nommoil Tempe ^

Dont mainte histoire est encor cmbellye,

Arrousé d'eaux, si doulx, si attrempé.

Sachez que plus il n'est en Thessalie.

Juppiter roy, qui les cueurs gaigne et lie.

L'a de Thessale en France remué.

Et quelque peu son nom propre mué :

Car pour Tempe, veult qu'Esteinpes s'appelle :

Ainsy lui plaist, ainsi l'a situé.

Pour y loger de France la plus belle'-.

[Epigrammes.)

D'une Dame qui avait désiré le voir.

Ains-' que me veoir, en lisant mes escritz. Elle m'ayma, i^uis voulut veoir ma face : Si m'ha veu noir et par la barbe gris; Mais i^our cela ne suis moins en sa grâce. O gentil cueur, nymphe de bonne race.

Raison avez; car ce corps ja grison.

Ce n'est pas moy, ce n'est cjue ma prison. Et aux escritz dont lecture vous feistes, Vostre bel œil, à i^arler par raison, Me veit trop miculx '• qu'à l'heure que me vcistes.

(Epigram.mes.)

1. Tempe, vallée célèbre de Thessalie, 3. Avant que île., traversée par le Péuee. 4. liien mieux.

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