‹ La poésie de la RenaissanceChapitre 53 sur 215 · Cf. Martial, V, 13 : 5. Cercueil · texte numérisé non relu

Cf. Martial, V, 13 : 5. Cercueil

, , . t>. Qui joue des folies.

Sed, qnod sum, non potes esse ; ■» j

Tu, quod es, e populo quilibet esse potest.

Toutesfoys. je crois fermement Qu'il ne feit onc si vivement Le badin qui rit, ou se mord, Comme il fait maintenant le mort.

Or bref, quand il entroit en salle Avec une chemise sale, Le front, la joue et la narine Toute couverte de farine.

Et coiffé d'un béguin' d'enfant.

Et d'un hault bonnet triomphant.

Garni de plumes de chapons, Avec tout cela, je respons Qu'en voyant sa grâce niaise-, On n'estoit pas moins gai ny aise Qu'on est aux Champs Elysiens.

O vous, humains Parisiens, De le pleui'cr, pour récompense, Impossible est; car, quand on pense A ce qu'il souloit faire et dire.

On ne se peut tenir de rire.

Que dis je, on ne le pleure point P Si fait on ; et voici le point ; On en rit si fort en maints lieux.

Que les larmes viennent aux yeux; Ainsi, en riant, on le pleure.

Et, en pleurant, rit on à l'heure-*.

Or, pleurez, riez votre saoul.

Tout cela ne lui sert d'un soûl :

Vous feriez beaucoup mieux en somme De prier Dieu pour le pauvre homme.

(Eidtaphes.)

Chant de May.

En ce beau mois délicieux.

Arbres, fleurs, et agriculture.

Qui, durant l'yver soucieux.

Avez esté en sépulture,

1 ."'Coiffure des béguines, association à'a.horù. pi-is aunid, pris au piège,et\)a.T religieuse des {"ays-Bas. conséquent sot.

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