‹ La poésie de la RenaissanceChapitre 81 sur 215 · Le gras de la jambe. ner la salade · texte numérisé non relu

Le gras de la jambe. ner la salade

l'a houbelon rampa ni à bras longs cl retors De ce creux gobelet passeiuente les bors. Et court en se pliant à l'enlour de l'ouvrage : Tel qu'il est lontefois je le nicls pour mon gage.

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Je mets une houlette en lieu de ton vaisseau. L'autre jour que j'eslois assis près d'un ruisseau, Radoubant- ma musette avecques mon alesne, Je vy dessuz le bord le tige d'un beau fresne Droit, sans nœuds, et sans plis : lors me levant soudain J'empoignay d'allégresse un goy-' dedans la main, Puis coupant par le pied le bois armé d'escorce. Je le fis chanceler et trebuchcîr à force Dessuz le pré voisin estendu de son long : En quatre gros quartiers j'en fis sicr le tronc, Au soleil je seichay sa verdeur consumée. Puis j'endurcy le bois pendu à la fumée.

Une nymphe y est peinte, ouvrage non pareil. Essuyant ses cheveux aux rayons du soleil. Qui deçà qui delà dessuz le col luy pendent, Et dessuz la houlette à petits flots descendent. Elle fait d'une main semblant de ramasser Ceux du côté senestre et de les retrousser En frisons sur l'aureille, et de l'autre elle allonge Ceux du dextre costé mignotez d'une esponge Et tirez fil à fil, faisant entre ses doits Sortir en pressurant l'escume sur le bois.

Aux pieds de ceste nymphe est un garçon qui semble Cueillir des brins de jonc, et les lier ensemble De long et de travers, courbé sur le genou : Il les presse du pouce et les serre d'un noud, Puis il fait entre-deux des feneslres égales. Façonnant une cage à mettre des cigales. Loin derrière son dos est gisante à l'escart Sa panetière enflée, en laquelle un renard Met le nez finement, et d'une ruse estrange Trouve le déjeuner du garçon et le mange,

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