‹ La poésie de la RenaissanceChapitre 82 sur 215 · Kaccommodant · texte numérisé non relu

Kaccommodant

Dont l'enfant s'apperçoit sans être courroucé, Tant il est ententif à l'œuvre commencé. Si niettray-je pourtant une telle houlette. Que j'estime en valeur autant qu'une musette...

(Églogues.)

Contre les Bûcherons de la forêt de Gastine.

Escoute, Bûcheron, arreste vin peu le bras; Ce ne sont pas des bois que tu jettes à bas; Ne vois -tu pas le sang lequel dégoûte à force Des Nymphes qui vivoient dessous la dure escorce.-* Sacrilège meurdrier, si on pend un voleur Pour piller un butin de bien peu de valeur. Combien de feux, de fers, de morts et de détresses Merites-tu, mescliant, pour tuer nos déesses.^

Forest, haute maison des oiseaux bocagers ! Plus le cerf solitaire et les chevreuls légers Ne j)aistront sous ton ombre, et ta verte crinière Plus du soleil d'esté ne rompra la lumière.

Plus l'amoureux pasteur sus un tronq adossé, Enflant son flageolet à quatre trous perse. Son mastin à ses pieds, à son flanc la houlette. Ne dira plus le nom de sa belle Janette; Tout deviendra muet. Écho sera sans voix; Tu deA'iendras campagne, et, en lieu ^ de tes bois. Dont l'omljrage incertain lentement se remue. Tu sentiras le soc, le contre- et la cliarrue: Tu perdras le silence, et haletans d'elVroy N'y Satyres ny Pans ne viendront plus chez toy.

Adieu, vieille forest, le jouet de Zepliyre, Où premier 3 j'accorday les langues de ma lyre, Où premier j'entendi les flèches resonner D'Apollon, qui me vint tout le cœur estonner; Où premier admirant la belle Calliope, .Te devins amoureux de sa neu vaine Irope ',

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