‹ La poésie de la RenaissanceChapitre 83 sur 215 · Pour la première fois · texte numérisé non relu

Pour la première fois

Quand sa main sur le front cent roses me jetta. Et de son propre laid Eulerpc' ni'allaila.

Adieu, vieille forest, adieu, testes sacrées. De tableaux et de flcuis autrefois honorées. Maintenant le dcsdain des passans altérez. Qui, bruslez en l'esté des rayons ctherez. Sans plus trouver le frais de tes douces verdures. Accusent tes meurtriers et leur disent injures.

Adieu, chesnes, couronne aux vaillans citoyens-, Arbres de Jupiter, germes dodonéens^.

Qui pi'emiers aux humains donnastes à repaistre '■ ; Peuples vrayment ingrats, qui n'ont sçeu recognoistre Les biens receus de vous; peuples vrayment grossiers. De massacrer ainsi leurs pères nourriciers.

Que l'homme est malheureux cjui au monde se fie ! O dieux, que véritable est la philosophie, Qui dit que toute chose à la fin périra. Et qu'en changeant de forme une austre vestiral

De Tempe"' la valée un jour sera montagne, Et la cyme d'Athos une large campagne; Neptune'' c^uelquefois' de blé sera couvert : La matière demeure et la forme se i)erd.

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