‹ La poésie de la RenaissanceChapitre 89 sur 215 · Le Méandre est un fleuve très si · texte numérisé non relu

Le Méandre est un fleuve très si

PIERKK DE RONSARD. 157

Réjouir grandement, quand la Mort luy deslie Le lien qui serroit sa misérable vie....

Puis que l'on est contraint sur la mer voyager, Est-ce pas le meilleur, après maint grand danger, Retourner en sa terre et revoir son rivage i' Puis qu'on est résolu d'accomplir un voyage. Est-ce pas le meilleur de bien tost mettre à fin, Pour regaigner Thostel, la longueur du chemin .^ De ce chemin mondain ' qui est dur et pénible, Espineux, raboteux, et fascheux au possible. Maintenant large et long, et maintenant estroit. Où celuy de la Mort est un chemin tout droit. Si certain à tenir que ceux qui ne voyent goutte Sans fourvoyer d'un pas n'en faillent point la route .^...

Je le salue, heureuse et profitable Mort, Des extrêmes douleurs médecin et confort ! Quand mon heure viendra, déesse, je te prie. Ne me laisse long temps languir en maladie. Tourmenté dans un lict; mais, puis qu'il faut mourir, Donne-moy que soudain je te puisse encourir. Ou pour l'honneur de Dieu ou pour servir mon prince. Navré-, poitrine ouverte, au bord de ma province-M

(Les Hymnes.)

Vocation poétique.

.Je fus souventes-fois retansé de mon père Noyant (|ue j'aimois ti"op les deux filles d'Homère', Et les enfans de ceux qui doctement ont sceu Enfanter en papier ce qu'ils avoient conceu. Et me disoit ainsi : « Pauvre sot, tu t'amuses A. courtiser en vain Apollon cl les Muses 1 Que te sçauroil donner ce beau chantre Apollon, Qu'une lyre, un archet, une corde, un fredon-J, Qui se respand au vent ainsi qu'une fumée. Ou comme poudre en l'air vainement 'consumée.^ Que le sçauroient donner les Muses qui n'ont rien. Sinon autour du chef je ne scay quel lien

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