II. Jaufre. Ce héros est fils de Dovon ou Doon, per
sonnage du cycle de la table ronde; l'épopée comprend au-delà de 10,000 vers de dix syllabes, à rimes plates, et remonte, selon Raynouard (H, 286), tout au moins au commencement du XIII. 6 siècle; l'œuvre est dédiée à un jeune roi d'Aragon, ce doit être Alphonse II (f 1196) ou Pierre II (f 1213), et, comme la fin nous l'apprend, émane de deux auteurs qui toutefois gardent l'anonyme.
La bibliothèque du roi possède deux manuscrits cotés 7988 (manque le premier feuillet) et 468 complet. Ce roman nous énarre les hauts faits du jeune chevalier Jaufre; sa victoire sur l'invaincu Taulat de Rugimont, qui avait osé insulter le roi Artus; le parfait amour qu'a su lui inspirer la belle Brunesent, et vice-versa; enfin l'union des deux amants, pompeusement célébrée à la cour d'Artus.
C'est une des productions les plus méritantes du moyenâge; l'idée première, la mise en œuvre en sont également louables : bref elle aura longtemps joui de la faveur publique, puisque Ramon Muntaner dit à propos des exploits des chevaliers Catalans, que l'on ne pourrait « fer major » romans que no es aquell de Jaufre. »
III. Philomeria. Ce roman carlovingien, complètement dénué de valeur esthétique, écrit en prose , à la plus grande gloire du monastère de Notre - Dame de la Grasse (non loin de Carcassonne), a soulevé, au milieu du siècle dernier, la plus vive polémique. Dans le principe, on l'avait rendu contemporain de Charlemagne; mais Y Histoire littéraire de lu France* sur ce que Bernard abbé de la Grasse Pavait fait traduire en latin entre 1015 et 1019, le ramena au dixième siècle. Cette autre hvper-
bole fut combattue dans le Journal des Savants \ pat un critique anonyme, alléguant que Ton y citait les douze pairs de France , un comte de Flandre, et Montauban bâtie en 1144; l'histoire littéraire n'en persista pas moins dans ses dires, et s'en expliqua dans une dissertation. Longtemps après, Lebeuf, plus judicieux, avança que le roman, bien autrement moderne qn'on ne l'avait conjecturé jusqu'alors, avait été composé au milieu du XIII. 0 siècle, par un moine de la Grasse, lequel voulant ajouter au renom du couvent, imagina de lui donner Charlemagne pour fondateur et parvint à autoriser cette prétention. Lebœuf arguait du langage, des allusions à certains usages du clergé et de la classe bourgeoise qui ne remontaient au-delà du XIlI. e siècle. Raynouard, enfin, se décida pour la même époque et avec raison; car il est parlé dans le Philomena de l'évôché de St.-Lisier et du bienheureux Thomas de Cantorbéry, canonisé en 1173. Voilà qui s'élève déjà contre une haute ancienneté. Ou y proteste contre l'obédience temporelle due au roi de France; l'abbaye ne consentit à se soumettre qu'en 1220. Il en résulte que le roman est vraisemblablement postérieur à cet événement (1).
L'auteur serait un certain Philomena, historiographe de Charlemagne. « Tune Carolus (est-il dit dans la traduction) vocavit Philomelam magistrum bistoriae et dixit
(1) Ces direrses opinion* sont rapportées dans Catcl, histoire du Languedoc, p. 4M. 400. M7. — 560. — Montfaucon bihliothcca biblioihecarum p. 1283. — Histoire littéraire de la France, t. IV. p. 211. 212. t. VL p. 13. t. VU. Avertissement. Journal drs Savants. 1712. p. CM. seq. Raynouard, choix, etc. t. II. p. 25C. — Journal de» Savant* 1824. p. 0C8. Selon Hocbegude Uvnvrc ne remontrait qu'au XIV.' siérle, attendu qu'il y est fait mention de révùrhé de Castres, fondé en 1317. Voyei Gloss. occit. p. 410. N'nyntii pas Voripinal sous 1rs yeui, nous ne saurions vériller cette assertion.
quod totum hoc poneret in historia. » C'est encore une licence poétique du moine romancier, dont le nom pseudonyme a passé au roman. La bibliothèque du roi possède le manuscrit de l'original provençal (10, 307), mais offrant des lacunes au commencement, au milieu et à la fin; de plus la copie d'un original perdu, que l'on conservait à Narbonne, coté Affaires de France, 811 à 1294. A la fin de cette copie, une traduction en vieux français, faite sur le Ms. de Narbonne. La traduction latine, par un nommé Vidal ou Vital, fait partie de la bibliothèque Laurentine et a trouvé naguère un éditeur (ff.
Le roman s'occupe uniquement de la fondation et des merveilleux premiers temps du monastère. Au début, Charles tient un conseil à Carcassone qu'il vient d'enlever aux Sarrazins et se décide à marcher sur Narbonne gémissant encore sous la domination païenne. Chemin faisant, le grand empereur fonde dans une vallée dite la maigre, une abbaye qui sera surnommée la grasse. L'édifice s'achève en dépit des attaques des mécréants, que le preux Rolland fauche de sa bonne épée. Charles et ses pairs dotent richement la nouvelle fondation, y installent un abbé, mais qui s'y conduit de manière que Charles se croit ultérieurement obligé de le punir de sa propre main. Pendant le siège de Narbonne, les moines, avec le secours de Dieu, résistent à l'effort des Sarrazins; et l'empereur ayant remporté une nouvelle victoire, vient célébrer les fêtes de Pâques dans l'abbaye consacrée par le Christ en personne; après quoi le conquérant tourne ses armes contre l'Espagne, ce qui met fin à l'histoire.
(1) Gctta Caroli tnagni a<t Cat-cassonam et Nariion.tm et de cciilicaiione monasicri Crasiensis édita, etc., a Sébastian© Ciampi. Floremi*. 1823. ».
IV. Ferabras. Un manuscrit de ce roman, qui se trouvait autrefois dans la bibliothèque de la congrégation de St.-Maur f a été retrouvé par le célèbre Lacbmann dans celle du prince Louis d'Ollingen Wallerstein et édité par le professeur Bekker, de Berlin. C'est un petit infolio de 71 pages, contenant 5084 vers et dont l'écriture ne remonte guère qu'au XIII. e siècle.
Le rhythme du vers et le style rappellent évidemment ces chansons de gestes de la langue d'oïl et Uhland s'est prononcé dès-lors pour une origine française. Depuis il a été reconnu que la bibliothèque du roi possédait un manuscrit dont le texte était plus ancien, et versifié dans l'idiome des trouvères, sous le titre : Roman de FierabrastfAHxandre. (Ms. 180.)
V. JBlandin de Cornouailles. Récit aussi pauvre d'invention que pitoyablement conduit des aventures de deux chevaliers de la table ronde. Raynouard (L. R. I. 316-319) publie quelques extraits du manuscrit unique et très-défectueux de Turin. Notez que César Nostradamus connaissait cette production. (Fauriel, Revue des Deuxmondes. VIII, 425.).
VI. Flamenca. Ce roman ne se laisse pas rattacher Ç à un cycle, mais accuse rigoureusement une Action gratuite, placée au XII. 4 siècle. C'est le thème ressassé d'un jeune couple amoureux, fertile en expédients propres à déjouer la surveillance maritale. Touche légère, agréable narré, caractères et situations bien soutenus, et voire môme traits piquants empruntés aux mœurs contemporaines, telles sont les qualités de l'œuvre. Malheureusement le
Ms . unique de Carcassonne est fort incomplet. Raynouard
a donné des spécimen dans le lorac XIII, notices des manuscrits, etc. et dans son L. R. T. I, 1-17.
Outre ces six romans échappés au naufrage, en partie incomplets ou insignifiants, quelques autres se laissent attribuer à la muse occitanienne : les uns de science certaine, les autres avec vraisemblance.
Nous citerons l'histoire de la belle Maguelone, écrite avant la fin du XII.' siècle, par Bernard de Tréviez, chanoine de Maguelone. Le roman français, de l'aveu môme de l'éditeur, n'est qu'une traduction ordonnée en cestuy languaige.... et fut mis en cestuy languaige l'an mil CCCCLVII. 1).
Le célèbre chansonnier Arnaut Daniel s'exerça dans la poésie épique, bien que, comme nous l'avons observé, ces deux lyres fussent rarement touchées par une seule et môme main. Les poésies provençales ne nous offrent aucun indice de ce double mérite en la personne de notre troubadour; mais le doute cesse, attendu le témoignage prépondérant du Dante, dans ces vers tant de fois invoqués: (Purg.XXVI, 118;.
Vcrsi d'amore e prose di romanzi Soverclnf tutti —
Le mot prose est amphibologique; mais l'incident ne porte en rien sur le fond de la question. Qu' Arnaut Daniel écrivît en vers ou en prose, peu nous importe. Au surplus l'un des derniers éditeurs du Dante incline pour la première hypothèse, attendu que dans le provençal et
(1) L'édition est cii.'o dans Haynouard, II. 317. qui invoque le témoignage, de Pierre Gariel. Idée do la ville de Montpellier p. 113, %* partie Voyez. Muller. Bekcnnlnisse merck Kùrdiger Manner. pan. I.« p. 200.
(ail)
l'italien do XIII. e siècle, prosa signifie histoire ou narration en vers (1). Cette opinion a des considérants trèsplausibles. Prosa, sinon en provençal, comportait l'acception de récit en vers ou de basse éloculion poétique (2). Dante paraît le comprendre en ce sens, alors qu'il nomme prosaïque les romans français sur les gestes des Troyens et des Romains et ceux de la Table-Ronde. D'ailleurs il est de notoriété que précisément à l'époque où il florissait les poèmes étaient encore en circulation (3).
Nous accorder maintenant que prosa pouvait s'entendre d une diction rimée, c'est nous autoriser à admettre qu'Arnaut Daniel versifiait ses récits; à la fois poète et versificateur habile, il eût difficilement consenti à enfouir son talent dans la vile prose. Le Dante désignait-il par prose la basse élocution poétique? Dès-lors ver si spécifiait la haute élocution lyrique; peut-être aussi en usait-il dans l'acception provençale, c'est-à-dire, comme synonyme de chanson. Quant à l'emploi de romanzo dans le sens de poésie narrative, il n'y a pas lieu à observations. Luigi Pulci énumère, dans son Mor gante rnaggiore, les auteurs
(1) L'cspressionc prose di romand non vol dire romanzi in prosa, néalcuna altra comporilione in parole sciolte ma si composizionc in vcrsn.... Nel prorenzalc c nell' Italiano M «ecolo XIII prosa signiflca precisamcnte isioria o narraziono in versi . Biagoli. Ceci n'est point exclusif, car Brunei lo Lalini, maître du Dante, dit au contraire in prosa e in rima/o (Tezorctto Fireme 1821), et plus loin : tiparlcro per prosa (p. 36.}. Ce cjui suit est cfleclirement en prose.
(2) Ainsi Berceo dit do ses légendes (5anchez collcccion i. II. p. I.) :
Quiero fer una prosa in roman paladino.
<3) AUegat ergo pro se lingua Oïl, quod propter sui faciliorcm ac deleciabiliorem Tulgaritatem quicquid redactum stve inventum eal ad vulgare prosauum, suum est : ridelicci biblia ctim Trojanoruni Romanorumqne geaUbtw eompilata et Artui régis ambages pulilicrrimar. Vulg. cioq. I. iO.
qui ont écrit sur Charlemagne et dont il s'est servi. Après avoir nommé Turpin et Alcuin, il continue :
Dopo costui venne il famoso Amoldo ,
Cbe n ollo diligentemenle ha scritlo ,
Investigo dell' opre di Rinaldo,
Délie gran cose, che fece in Egytto. R. T. II. 319.
11 s'agit évidemment ici d'Arnaut Daniel, car jomoso est une allusion, un passage duTrionfo d'amore, où Pétrarque appelle Amant de Marueil rnen famoso Amoldo, Le moins fameux A ruant , décernant par là même l'épithèle famoso à notre troubadour (Trionf. d'Amore, IV, 44). Il faut en induire encore qu un roman du nom de Itinald ou Renaut, composé par Arnaut Daniel, était connu au temps de Pulci (vers 1480); d'autant plus que ce dernier nous apprend ailleurs qu'Angelo Poliziano lui en a donné communication.
E ringratio il mio car non Angiolino , Senra il quai molto laboravo in vano , Più toslo an cberubino o soraphino, Hunor e gloria di monte Pulciano, Clic mi dette à'Arnoldo e d'Àlcuîno Noticia e lame del mio Carlomano :
Cb'io era entrato in ano oscaro bosco, Hor la strada o'I sentier del Ter cognosco.
Au dire de certains critiques, Arnaut serait également l'auteur d'un roman de Lanrelot, attendu qu'Ulrich de Zazichoven le désigne nominalement comme son devancier. Il aurait fallu produire le texte, ce que nul n'a fait, et l'hypothèse reste fort sujette à caution (1). On en est encore à savoir si Zazichoven a travaillé sur un texte
(1) Le livre d'Adelung . Ma ? aiin fur deustebe Sprachc. . Vol. If. III. p. II. donne lo fait pour avéré. Il en est de même dans l'utterichp. 13. — Dan* l'article du savant Schmidt (wiener jahrbuch 1823. XXXIV. p. 100) ce dernier invoque une autorité qui lui fait défaut tar le « Muséum fur altd. Kunst und Litt. » Vol. 1. p. 605, n"en dit pas un mot. Pocen émet
provençal ou français, et les autres Lancelots, en ancien allemand avouent pour type le Lancelot de Gauthier Map.
Mais voici que le Tasse donne Arnaut Daniel comme auteur du Lancelot. Celte déclaration repose-t-elle sur la connaissance immédiate de l'œuvre, supposition admissible, ou sur de simples renseignements? Toujours est-il que le témoignage ne saurait être suspect (1).
Un passage du Trionfo d'amore mérite considération :
Fra tutti il primo Arnaldo Daniello, Gran maestro ttamor.
Arnaut, grand maître és-sciences d'amour! c'est un titre que ne justifient en aucune manière les poésies lyriques venues à notre connaissance. Pétrarque devait avoir en vue un roman de ce troubadour, et il est très-vraisemblablement gratiûé de l'épithète en raison de la composition du Lancelot dont la lecture, selon le récit bien connu du Dante, amena le premier faux-pas de Francesca et Paolo ; rappelons-nous que le Trionfo d'amore fourmille d'allusions à des passages de la Divina Comedia (2).
Enfin il est encore une particularité dont il faut tenir compte. Dans le Paradis (XVI. 13), Dante compare Béa-
iin doute. Jtivi il est à croire que l'assertion prdiëc à Zazicboven ue si; trouve pas dans le teste original ancien allemand, car HolTstater qui doit l'avoir eu sous les yeux l'attribue à Wolfram von Eschenbach. Voy. altd. Godiclite. v. I. p. XXXIX.
(1) Nous ne potirons citer que le témoignage de Crcsciinbmi. « Tasso dUcors. poem. croie a car. 46 ove si nota, ebo Arnoldo lu anlore del romanio di Lancilolto. Voy. Commentarj, etc. vol. II. p. I. p. 25.
(2) Cotte dernière observation est de Scbmidt, qui a rendu de grands services a l'étude îles littératures romanes. Voy. Wiener Jahrbuchcr. 1825. p. 90. — Nous avons publié dan* ^mémoires de la société des antiquaires do la Morinio (tome VI arec tirage h part d« 100 exemplaires) une traduction soigneusement annotée .les deiu articles do Schmi.lt sur les romans en prose des cycle» artlmrien cl rarlovingicn.
fTtnil )
tricc à la suivante de Ginevra dont la toux ricaneuse avait signalé : il fallo scritto de sa maîtresse.
Onde Béatrice , ch'era un poro sceTTa , Kidendo parve quella, cbe tossio Al primo fallo scritto di Ginevra.
L'incident ne se trouvant pas dans le roman français en prose de Lancclot, rend plus probable encore l'existence d'un Lancelot provençal, dont on peut, non sans raison, faire honneur à Arnaut Daniel.
Raynouard croit pouvoir attribuer un autre roman, Andrieus de France , à Pons de Capdueil, parce que Nostradamus dit de Pons de Brueil (à tout prendre simple variante de nom) qu'il nous a laissé un traité Tractai de las amor senrabyadas d* Andrieus de France. Que Ton rejette ou non l'hypothèse, le roman ne semble pas moins appartenir à la littérature provençale, puisqu'elle le cite si souvent, tandis que la poésie française n'en souffle mot. Les troubadours, au surplus, ne nous apprennent autre chose, sinon que le héros de cette histoire, égaré par sa passion pour la reine de France, attenta lui-même à sa vie.
Les allusions au roman de Tristan et d'Iseult ne sont pas moins fréquentes; et comme Raimbaut d'Orange, qui florissait vers 1150, en rappelle plusieurs incidents, « il est permis de croire, dit Raynouard (II. 3 16), que l'ouvrage dont il parle élait l'original du roman français écrit à la fin du douzième siècle, dont Chreslien de Troyes passe pour être l'auteur. » Il résulte tout au moins de cette observation, qu'indépendamment du Tristan français, il a dû exister un Tristan provençal, moulé sur l'original latin. Combien de fois cette attrayante étoffe ne fut-elle
pas remise sur le métier! C'est ce que nous donne déjà à entendre, dès le commencement du XIIL* siècle, Gottfried de Strasbourg, quand il nous dit de son Thomas de Bretagne :
Als der von Tristande seit Die H h te unde die warheit, Begundc ich sere suchen In beider bande bacben Welschen unde latinen.
Pierre de Blois, qui florissait à dater de 1160, se plaint déjà de ce que ce sujet soit chantaillé eo tous lieux « par les jongleurs. » (De confessione, p. 442).
Les romans de Floris et Blancaflor et de Seguin et P^aleusa, cilés par la comtesse de Die, contemporaine de Rambaut d'Orange, sont également trop anciens pour les supposer traduits de la langue d'oïl. 11 en est autrement de l'imitation allemande de Conrad Flecke; la forme Blancheflur trahit déjà l'origine française.
Les anciens poètes qui versiGaient en moyen allemand rappellent souvent les types qu'ils ont suivis en les désignant par le nom : walschc, wallon, sans nous expliquer s'il s'agit de wallon provençal ou français. Dans le doute, il faut toujours se décider pour l'idiome du nord; tout nous l'indique , il était plus riche en poésies narratives et mieux connu en Allemagne que l'occitanien (1).
(1) Wolfram von Eschenbach, invoque, dans son Perceval (partival), un devancier Guiot, le chanteur, ton provençal qui aurait écrit en français. » Charles Lachmann, le savant éditeur des œuvres de Wolfram, pense qu'il s'agit ici de la langue romane du nord, attendu que l'illustre miunesinger compare l'idiAinc français qu'il parlait avec le dialocte champenois. Ms. de Schlegel (observations) émet l'hypothèse contraire, se fondant sur la présence de for mes provençales et d'un grand nombre de nomina propria.