‹ La poésie des troubadoursChapitre 34 sur 60 · C.nm lu saiipmï* vaquir-r* u · texte numérisé non relu

C.nm lu saiipmï* vaquir-r* u

Do Dédains

De Tartases

1)6 Yiracus.

E dlslaires,

Co Tolero per çran derir;

Com la Venus lo* fey pénr :

Del Simitaur

Do l'elaus

E del ircznur,

Et de l'irus

Ouc Encai feu sebclir ;

Qui Lycouicdos fey mûrir;

les créations épiques des différents cycles fabuleux, présuppose l'existence d'un grand nombre de romans et de nouvelles dans l'idiome indigène. Il est d'autant plus à regretter que nous en soyons réduits à six romans et à quelques nouvelles.

Do l'eleas

Et cITneas, Cura anero socors quérir;

K d Escamus ^

E de Tonius, Co saup de Montalba issir.

De Sibilla.

E de Canulla, Com sabiens grans colps ferir;

E d'Ismael

E d'Issael, Com boni per cors nols poc guérir

De

So

Don poiras bonas ebansos dir; Del rcy Bressus

On trouve également une énumération analogue dans le roman de Flamenca, p. 9. U.

Et de Gelus, Com saup ab son Traire partir :

E de Foler E do Doer, Com faitz lo ta;ir a condurmir; De Galias Et d lpocras, Com Galias li saup mentir....

De l'ampli Et de Virgili, Com de la conca-s saup cobrir, E del vergier E del pesquier E del foc, que saub escantir. etc.

.Fadet joglar. . M*.

ROM AXS. >

I. Gérard de Roussillon. Ce roman relève du cycle carlovingien, et rentre dans cette catégorie de chansons de gestes qui nous retracent les démêlés, les contestations à la pointe de l'épée entre les grands feuJataires e( le suzerain. Ce dernier, en contradiction flagrante avec l'histoire, est ici Charles-Martel et non Charles-le-Chauve. L'œuvre, en vers de dix syllabes, à périodes monorimes, bien que le début fasse défaut, ne contient pas moins de 8,000 vers. Raynouard (II, 284.) l'attribue au commencement du XII. 0 siècle, sinon plus haut. De fait, la rudesse du style, la libre structure des vers, récusent l'influence de la poésie artistique. Le manuscrit (XIII. e siècle), assez incorrect, se trouve à Paris, N.° 7991. Raynouard en donne des extraits (L. R. I. 176-224). Il existait une épopée homonyme en romane du nord, mais eu égard à sa haute ancienneté et au lieu de la scène, nous ferons honneur de l'invention première aux Provençaux. On possède encore deux remaniements postérieurs français, l'un en vers, Tautre en prose. Charles-le-Chauve y est réintégré dans son rôle.

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