PARAPHRASE
DU CANTIQUE DE DAVID par DENNE-BARON
Sous le nom de Paraphrase du cantique de David, (Rois, liv. II, ch. xxn. ), Denne-Baron en a publié plutôt une imitation imparfaite et abrégée. Il n'y a guère à louer que la première et la dernière strophe, comme reproduisant quelque chose de la grandeur du texte :
Comme un rocher superbe élancé dans la nue,
Le Seigneur est mon appui ; Sous un bouclier saint ma vie est défendue,
Mon cœur n'espère qu'en lui.
Il est le Dieu du ciel et le Dieu des armées; A sa voix obéit l'ange exterminateur ; De mille chérubins les ailes enflammées Des cieux qu'il a créés supportent la hauteur.
Jusqu'en ses fondements la terre s'est ouverte, De débris et de monts, la mer au loin couverte, De leurs restes éteints est le vaste tombeau ; Mais du sacré courroux l'impétueux orage, Qui de nos ennemis a foudroyé la rage, De nos jours innocents respecte le flambeau.