‹ La poésie devant la BibleChapitre 99 sur 120 · VISION DE BALTHASAR · texte numérisé non relu

VISION DE BALTHASAR

mélodies hébraïques, de lord BYRON.

« Le roi était sur son trône ; la foule des Satrapes inondait le palais, une fête magnifique était éclairée par d'innombrables flambeaux. Dans des milliers de coupes d'or que Juda avait consacrées, dans les vases de Jehovah , le payen impie savourait le vin.

« A cette même heure, dans ce même palais, les doigts d'une main se dirigèrent sur la muraille et y écrivirent comme sur le sable. C'étaient les doigts d'un homme ; c'était une main solitaire ; elle traçait des lettres et semblait être une verge.

« Le monarque l'a vue ; il siest arrêté ; sa joie a cessé ; son regard est fixe et vitreux ; sa voix est tremblante : « Que les savants, que les sages de la « terre approchent ; qu'ils expliquent ces mots ter- <t rifiants qui troublent notre bonheur royal. »

c Les prophètes chaldéens sont habiles, mais ici leur talent échoue ; les lettres inconnues demeurent des énigmes. Babylone a des hommes remarquables

par leur âge et leur prudence ; mais leur sagesse se réduit à rien ; ils ont vu, ils n'ont pas compris.

« Un homme captif sur cette terre , un jeune étranger, a entendu les ordres du Roi ; il a pénétré le sens de l'écrit. Les brillants flambeaux éclairent la prophétie; il l'a lue ce soir-là même, et le lendemain en démontra la vérité.

v. Le tombeau de Balthasar est prêt ; son royaume va s'effacer ; il a été pesé dans la balance et son argile a été trouvée légère ; le linceul est la robe qui lui convient ; la pierre est le siège qui lui est destiné. Le Mède est à ses portes, le Persan est sur son trône (1). »

Lord Byron a rendu faiblement le trouble du roi ; la Bible dit : « Et les jointures de ses reins se brisèrent, et ses genoux se heurtaient entre eux. »

BALTHASAR

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