POÈMES EN VERS LIBRES
Ils sont de deux sortes :
1) En vers d'une même longueur avec rimes plates ou croisées.
2) En vers de mètres différents.
Les premiers sont des pièces à rimes libres, c'està-dire qu'elles peuvent se composer, par exemple, de vers de douze syllabes à rimes plates ou être construites en strophes semblables dont l'architecture prosodique se répète pendant toute la durée du poème.
Les secondes sont des pièces de mouvements divers caractérisés par l'assemblage de vers de mesures différentes. Dans ces poèmes l'effet produit repose sur la succession de l'emploi raisonné — et non pas irréfléchi — de mètres variés.
J'ai examiné dans le chapitre premier de cette étude des vers d'une certaine vitesse précédant ou
vers plus rapides ou plus tenta, ou des vers comprenant uo certain nombre de mesures p!a-
auprês d'autres ayant, au contraire, des nv en nombre supérieur ou inférieur.
Le même examen s'impose à propos des vers d< i mètres différents. Ainsi « quel sera reflet pr » par le changement de mètres sans changement de * sse : tel est le cas du ver syllabes ve-
nant après le vers de douze, comme dans- le Lac » de Lamartine ; ngement de mètre ac<
» pagné d'un changement de vitesse comme » qu'un vers Je huit syllabes vieul après un vers de » douze ' » ?
Et puisque nous allons nous occuper dr
Souvent de petits vers, il importe de r
voulant que les petil -oient
plus i plus alertes que les grands, l
pas toujours exact. La li acité d'un
nd pas de son plus ou moins de longueur, mais de son plus ou moins de rapidité. 11 n'y a pas lier si u uu plus
i qu'un autre, s'il comporte pins ou moini syllabes, mais bien s'il a plus de lenteur ou de
lie rapidité ou
lenteur, plus ou moins Considérable, peul produire,
quelles idées différentes elle est susceptible de ira-
. * Le vers de trois syllabes, par exempl
iriif la même vitesse que le vers