‹ La poétique française: le présent et l'avenirChapitre 13 sur 53 · AT. P XI · texte numérisé non relu

AT. P XI

Le coq répond au renard lai proposant assistance, aide et alliai

Je ne pourrais jamais Apprendre une* plus douce et meilleure nouvelle relie De cette p

Le vers de deux syllabes insiste sur l'annonce listice entre renards et gallinacés.

Dan* le ivant le monosyllabe serl ;« insis-

ter sur le gouvernement des grenouilles. Une d vent attirer un rat chez elle alin de !•■ régaler. Pour le eoimaincre elle allègue cent raisons, entre autres qu 1

Un jour il conterait à ses petits enfanls Les beautés de ces Lieux, lc3 mœurs des habitants gouvernement de la chose publique.

Aquatique*

Le petit vers met puissamment en reliel !

grenouilles sur lequel il attire l'attention.

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Tenploi d'un t - un grand.

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On remploie pour exprimer une idée grave, noble ou grandiose :

Le Monarque prudent et sagrc De ses moindres sujets sait tirer quelqu'usage

Et connaît les divers talents, n n'est rien d'inutile aux personnes de sens.

(La Fontaine, V, ÏO.)

Pour peindre l'admiration ou Tâtonnement :

C'est de vous que mes vers attendent tout leur prix :

Il n'est beauté dans nos écrits Dont vous ne connaissiez jusques aux moindres tracos. (Id. y A Madame de Montespan, VI.)

f) Au point de vue rythmique tout grand vers suivant un vers court, met l'idée en relief d'une fa<;on identique à la venue d'un vers court après un grand vers:

Le lion tint conseil et dit : « Mes chers amis, » Je crois que le ciel a permis » Pour nos péchés cette infortune.

» Que le plus coupable de nous...

Fasse quoi ? se livre à quel acte pour nous sauver ? — Alors changement de mètre el ceci :

« Se sacrifie aux traits du céleste courroux. »

Et c'est ainsi que le fléau de la peste cessera de fondre sur les animaux.

g) Parfois une idée ayant été énoncée dans un petit vers, on emploiera l'extension analytique du grand vers pour insister sur les détails :

Certaine fille un peu trop fi ère Prétendait trouver un mari.

Mais un mari comment? Alors changement rythme pour expliquer les qualités que doit avoir ce je une homme :

Jeune, bien fait et beau, d'agréable manière Point froid et point Jaloux ; Notez ces deux points-* i.

(La Foistaine, VIL 5.)

Il faut remarquer ici que l'effet est identique lui obtenu « par la continuation en petits vers d'un » développement annonce dans un grand ! ».

ÎÀMHKS

Et nous arrivons des lors a celle remarque : Dfi par son changement de rythme et de mètre à chaque vers, la pièce dite en ïambes, e*> s! -a-dire coinp-

rs alternant avec des petits, a une grande intensité de Force, car l> ml est mis en relief dans le passage du graml petit vers :

-tque la liberté n'est pas une comtesse Du noble faubourg Saint- Germain, Une femme qu'un cri fait tomber en taill

Qui met du blanc et du carmin»

C'est une forte femme aux puissantes mamelles, A la voix raurpie, aux durs appas.

i^au, du feu dans le* prunelles, Agile et marchant à grands pii3,

ammont, p. 102,

Se plaît aux cris du peuple, aux sanglantes mêlées, Aux longs roulements des tambours,

A l'odeur .de la poudre, aux lointaines volées Des cloches et des canons sourds.

(Barbier, La Curée.)

Et Chénier :

Nul ne resterait donc pour attendrir l'histoire

Sur tant de justes massacrés !

Pour consoler leurs fils, leurs veuves, leur mémoire!

Pour que des brigands abhorrés Frémissent aux portraits noirs de leur ressemblance !

Pour descendre jusqu'aux enfers Nouer le triple fouet, le fouet de la vengeance

Déjà levé sur ces pervers ï Pour cracher sur leurs noms, pour chanter leur supplice !

Allons, étouffe tes clameurs ; Souffre, ô cœur gros de haine, affamé de justice.

Toi, vertu, pleure si je meurs.

{Saint-Lazare.)

Le même mouvement rythmique et les mêmes rapports de vélocité peuvent s'obtenir si Ton fait alterner le vers de six syllabes avec le vers de quatre. Seulement l'ampleur ici sera remplacée par une allure sautillante et saccadée, témoin ces vers de T. Gautier dans le Sultan Mahmoud :

Ni la Vierge de Grèce,

Marbre vivant; Ni la fauve négresse,

Toujours rêvant ; Ni la vive Française,

A l'air vainqueur ; Ni la plaintive Anglaise

N'ont pris mon cœur.

En somme ou peut émettre en principe qu'il

h même d'un

mmt ou a ont fa mina

Le renard sera bien habile [| ne m'en laisse assez pour avoir tin cochon. Le pure à s'engraisser coûtera peu de son :

Il était, quand je feus, de grosseur raisonnais r.iurai, le revendant, de l'argent bel et bon. Et qui rn "empêchera de mettre en noble étable, etc.

Fontaine, Vil, 10.)

Pas de changement d'idée, pas de changement de

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