LAMARTINE ET LE VERS LIBRE
Lamartine détesta, toujours La Fontaine dont il trouvait les vers « boiteux, disloqués, Inégaux,
trie ai dans l'oreille, ni dans la page ' •.< Il n'aima pas davantage Musaal (Jtt*il considérait comme
un enfant. Très absolu dans ses jugemem idées, l'auteur de Joceit/n. Lcilité parfois
trop grande, ne s'appliqua jamais a entrer dans l'esprit et les pensées de surtout quand ils différaient de son propi
iiartim- h a jamais employé le vers libre
t, Gramraont, p. 105,
charme. Car il a fait des vers libres ou plutôt il a composé des stances libres u en ce sens que les ri- » mes n'enjambent pas, comme chez l.a Fontaine» » d'une période sur l'autre ; mais comme il n'y a pas » deux de ces stances qui soient semblablement » construites, les changements de mètres sont abnn- » donnés absolument au caprice du potMe, et oVst » là par excellence ce qui constitue le vers libre ' «. Prenons par exemple celte épitre :
/ re strophe.
Du poète de Sfényclare Si notre âge assoupi retrouvait les accords, J'irais, je chanterais sur le luth de Pindare Ou Thymnedu triomphe ou la gloire dos mortH...
Pourquoi débuter par ce vers rapide? Il ne h agi! pas ici de présenter un personnage. Les deux premiers vers se rapportent à la môme idée : celle du poète, de Pindare. Ils devraient avoir le infime mètre, et ce mètre ne devrait pas être celui de, 8 Hyllabes, parce que l'idée exprimée ne comporte en r'wti la vi ■ vacité.
2"- strophe.
Qu'il est beau de voler dans la noble ctrriep;
Sur la trace de nos soldats I De suspendre satyre au bronza des combat >..
Et dans des tourbillons d': flamme ';t et: po<jMfer«;.
D'exciter leur vertu guerrière Ou de chanter la gloire *;. '.*':': 4.* trépa*.