Problèmes d'esthétique contemporaine
M. Combarieu nie celle relation des sons avec le idées. Pour lui « chaque lettre a bien un son sp< » mais ce son ne devient quelquefois imitatif qi^ i Fidée qui lui est attachée ». Il ajoute que la poésie ditlVtre radicalement de la .musique. Mais il ne s agit pas de prétendre ici que le rythme mu et le rythme poétique dépendent l'un de l'autre. n'y a selon moi aucune analogie en Ire le domaine » de l'intelligible exprimé par des signes • tionnd des images abstraites, un rythme
» purement numérique g! celui de fa musique qui
i des » signes instinctifs, avec des imagée et un rythme premier coi >:ond par l'imitation n Je neveux pas m'êtendre ici longuement sur cette question ci je me contenterai de résumi sujet M. Gramme Les voyelles sont m quelque ao
dont le son dépend de l'a Lion. Biles
affectent l'oreille parle timbre et la quai qu'elles ndenl i des noies
éclatantes ou von On peul les diviser ainsi :
-Mrs aiguës i , n m comme i royeltes i
1) Voyelles palat
1 , Le* rapport* de La musique et de ta poésie,
. „ „ ( a) voyelles sombres : ô et u.
2) Voyelles graves j b)v0 y el ie S éclatantes:à;o ; ê.
3) Voyelles nasales.
§ 1 er . — Voyelles palatales.
a) Aigués : i ; tt.
Ces voyelles marquent les bruits aigus.
Avec un cri sinistre, il tournoie, emporté
(Heredia, Mort de l'Aigle,) Le fifre aux cris aigus...
(Lamartine, Jocelyn.)
Ce qui est aigu correspond au cri, d'où i etii peuvent servira exprimer :
I) La douleur.
Tout m'afflige et me nuit, et conspire à me nuire.
(Racine, Phèdre.)
II) Les supplications.
Au nom de tous les dieux, il la conjure, il prie.
(Chénier )
III) La colère au paroxysme et touchant à la fureur.
Ah ! si du moins Oreste, en punissant son crime Lui laissait le regret de mourir ma victime.
(Racine, Andromaque.)
IV) L'ironie ou le mépris. Dans ce cas les voyelles aiguës se mêlent aux voyelles claires.
Continuez aux dieux ce service fidèle.
(Corneille, Polyeucte.)
V) En cas de persiflage succédant à l'ironie amère
OU méchante les voyelles aiguës ne donnent pi
nt:
Voua chantiez, j'en suis fort ai Eh bien 1 danse- maintenant.
Il n'y a pas lieu, d'ailleurs, de citer d iples
à l'infini. Le nombre des nuances étant iliirnïi no peut, dès lors, énumérer complètement c susceptibles de s'exprimer par telles i. s de
lies. « Il suffît, en elt'et, d'avoir déterminé la » nature et la valeur propre dés phonèmes pour être
capables de prévoir à quelles diverses nuances ils » pourront s'appliquer comme moyens d'ex] a sinus
h) Voyelles claires: ê ; è ; 6 (eu Fermé comme feu ).
Tandis que les voyelles aiguës se prononcent le plus en avant possible de la partie antérieure du palais, les voyelles claires s'expriment avec une ouverture buccale moins grande. De lâchez elles plus de ténuité, de douceur et de légère
On peut sen servir:
I) Pour marquer un bruit clair, doux et léger:
Le murmure léger des abeilles fidèles.
(Lkconte de Lisle.)
Il i Pour la peinture des objets ténus, pet gers, mignons :
Tci-gït, Etranger, la verte sauterelle
Que dorant deux saisons nourrit la jeune Hêilê,