‹ La poétique française: le présent et l'avenirChapitre 38 sur 53 · BOILEAU · texte numérisé non relu

BOILEAU

On peut néanmoins enfreindre cette règle pour peindre précisément la monotonie.

Souvenir, souvenir, que me veux-tu ? L'automne Faisait voler la grive à travers l'air atone Et le soleil dardait un rayon monotone Sur le bois jaunissant où la brise détonne.

(Verlaine, Poèmes saturniens.)

On obtient aussi cet effet par la répétition intermittente de rimes assonant entres elles. Les Poèmes saturniens sont remplis d'exemples de ce genre, et aussi les Romances sans Paroles.

La rime répétée, par l'uniformité de ses consonances, module et varie un thème et la rime suit, en quelque sorte, les insistances de la même idée :

Ce ne sont point des badinages. Le moi que j'ai trouvé tantôt Sur le moi qui vous parle a de grands avantages :

bras furt, le fwear haut; J'en ai reçu des témoigna.

1 diable de moi m'a rossé cotnr.

drôle qui fait de

►likre. Amphitryon, \

Les mêmes rimes, reproduit dre, insi parallélisme il

ments ; ou bien mettent on valeur d< gues T des s ; ou enc

appuyer sur une seule idée,

On insisle par la rime en répétant le moi

Mi le fera passer pour cornes Dit ranimai crtlniil hm«

(La I

On insisfv aussi en mellantà la rime iirsniis<>i les répercutant dans rintérieur du Kt oetl m, nuiL do mort, — la dernière, —

1 agonisant Tait eucor sa pt) iiid sa lèvre est muette, — où, pour les ccndann, Tout est si près de Dieu que tout est pardonna, naît la passer chez une (îllc infâme.

(Mu

Parfois, que ;M d'un long développe!»

on peut employer plusieur de rimes asso

entre ell rappelant 1 ,

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