‹ La poétique française: le présent et l'avenirChapitre 43 sur 53 · Grammont, 401. Voyez aussi le début de cette étude · texte numérisé non relu

Grammont, 401. Voyez aussi le début de cette étude

• un léger accent tonique; pt la septièi»

rendre un e muet féminin faisant i> ot que la - Maiforme nouvelle à savoir : de supprimer toute se* Hoc - après la sixième syllabe, tout

trnanl un accent tonique — même secondaire —

Tenez | à la premi ) ère du Cïd | jetais la.

ano.\

Il va là un té tram être très bien rythn.

Empanaché | d'indépendance ) et de fran<

Ce trimètre, avec un accenttonique secondaire su la sixième syllabe, esl absolument le même — sau sur le manuscrit — que celui de Hn

terre, elle est la plaine» elle esl le champ,

est h plaine ne formant qu'une seule expre

sion métrique avec un accent secondaire sut

Il n'y a plus qu'à supprimer syll;

l'accent secondaire pour atteindre la dernière étape

Dans chacune de vos exécrables minutes.. «

me des merles dans l'épaisseur des buis?' De ses enfants et de la royale terne!

(Leçon te de L;

loue rrs vers ont l'a sur la sep

tu mr syllabe,

moment, les poètes peuvent dispos un même poème

— Itô — Basique à

1 lexandrin a i îifc ;

De l'alexandrin mique secondait syllabe ;

De l'alexandrin fans syllabe

\w point de vue expression, le vers n'a rien acquis iepuis Hugo, « mais les poètes ont sous la main un instrument plus souple encore eL plus délicat, permettant une cadence encore pi uiree

pour le talent, danger pour la médiocrité 1 », bouleversement, cette révolution dans Palexanu wi "au XIX* siècles, a produit deux mouvements : l'un de réaction, l'autre d'exagération. J>*s réactionnaires s'attachent désespérément au lodèle strictement classique, s'acharnent à refaire par d'autres et a continuer — leurs modèles, Racine et llu entendu, le génie et l'originalité en moins. Ils a poèmes «l'un tour vieilli, d

ibeur stérile. Et qu'on n'emploie plasuniqueaindrin classique, sauf à la des

pour se Paire la main!

s attardés perdent-ils ainsi leur temps •t leur talent et n« -ils pas comprer

indrin a i

d'ailleurs, que I" demie eomp-

I, Gramirtont, p

tera au nombre de ses membres quelques poètes familiarisés avec les types nouveaux de vers que je viens de passer en revue, elle se départira de son intransigeance et, comprenant les ressources que les jeunes gens peuvent tirer des types de l'alexandrin modifié, récompensera enfin, sans croire manquer à son rôle de gardienne des traditions de la langue, les auteurs de talent qui composeront leurs œuvres en vers assouplis et délicats, et, du reste, parfaitement judicieux.

L'autre école est celle des exagérés. Ceux-ci trouvent que, du moment où l'alexandrin a ainsi évolutionné, c'est qu'il n'y a plus aucune règle à observer à son endroit. Dès lors, pourvu qu'on rime richement, peu importe d'employer telle ou telle forme du vers de douze pieds. 11 n'est que de s'en servir.au hasard. Les productions de ces raisonneurs-là, sont, faut-il le dire? beaucoup plus blâmables et plus inutiles encore que celles des réactionnaires, leurs ennemis.

Réformes à accomplir dans l'alexandrin.

Il y a néanmoins encore des réformes à accomplir. Gaston Paris, dans sa préface du livre de Tobler, sur le Vers français, disait, on s'en souvient : « Le plus » grand malheur de notre versification est d'avoir » conservé la mesure des syllabes et les conditions » de leur homophonie telles que les avait établies le » xvi e siècle, d accord avec la prononciation réelle » d'alors : la prononciation a changé, et les règles

» qui l'avaient pour base ont été servilement main- » tenues, en sorte que nos vers sont incompréhensi- » blés dans leur rythme et leur rime, non seulement à » V immense majorité de ceux qui les entendent ou les. » lisent, mais encore, si on va bien au fond des choses, » à ceux mêmes qui les font ».

M. d'Eichtal * et M. Psichari 2 insistent dans ce sens.

La considération de ces défauts donna naissance à l'École symboliste appelée, je ne sais pourquoi, « décadente ». J'ai montré ailleurs 3 quelle fut sa raison d'être, son utilité et quels vrais poètes elle compte dans ses rangs.

Je n'y reviendrai pas et je dirai de suite qu'il ressort d'une façon évidente des lignes de MM. Paris, d'Eichtal et Psichari ce fait, à savoir : que le grand malheur de notre prosodie actuelle consiste à reposer sur une prononciation qui, depuis trois siècles, a cessé d'être en vigueur et en valeur.

Toute poésie, à l'origine, use de la langue vivante et se fonde sur elle. En Grèce, le dialecte de la région où il naît est employé par le poète de cette région. Chaque chef-d'œuvre se compose dans le dialecte du pays qui l'a vu éclore. Plus lard on se contente d'imiter les modes poétiques. Dès lors les langues devenant de simples calques cessent

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