‹ La poétique française: le présent et l'avenirChapitre 42 sur 53 · II · texte numérisé non relu

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renl jamais un compte 1res net de l'état d< moment.

Malherbe n'a certainement pas ren Uc di

position prosodique. Mais Corneille et Racine, q on examine certaines de leurs œu Horace ou Phèdre, paraissent bien avoir c parti k tirer de l'alexandrin ainsi modifie poètes, en effet, les accents secondaires, aussi tôt parfois que l'accent de la sixième syllabe, di presque u importance èi l'accent rythmique

Dés ce moment, l'alexandrin s'offre sous la I d'an vers rythmé en général à quatrquatre divisions Tant rendu ferme et lui Ont dont cette netteté qui Lee même du vers i

On peu! le soumettre alors aux eau 1 * pli

variées et aux di passes en revue dans le couran

Pourtant si nous sommes loin du niom< sard te qualifiait « d'énervé et flasque •>, il faut marquer que l'alexandrin est en même tem cette contradiction : il se présent* >mi

syllabique et rythmique; sylta mbre

des sytt i iixe ; rythmique, car n\>

que leur nombre puisse <Hre di celui des syllabes.

sa pêniiri plagie

i classique même, i s qu'avec André Chéiiier r:

V0û8 un poète renouvelant, pour ainsi dire, les pr l'alexandrin.

L'École romantique arrive et modifiant le vers clas- ■ sique, crée un type nouveau sur lequel il a été longuement insisté en temps voulu 1 . Dès lors l'élément rythmique, introduit subrepticement dans l'alexandrin au xvii e siècle, prédomine. Le nombre des syllabes ne change pas ; mais la césure entre les deux hémistiches est souvent à peine indiquée, ou du moins très faible, ou même absolument nulle dans le trimètre proprement dit. Les deux accents secondaires sont devenus aussi importants que celui de la sixième syllabe, et le trimètre, lui, ne présentera plus sur cette syllabe qu'un accent tonique sans accent rythmique.

Le vers classique subsiste toujours. Il a, comme le vers romantique, le même nombre de syllabes, mais il n'est pas rythmé de la même manière. Le poète classique ne s'apercevait qu'obscurément du rythme de son alexandrin ; le romantique en a une absolue conscience. C'est pourquoi : « une pièce romantique, » étant composée de vers rythmés différemment, » est susceptible de divers moyens d'expression » fondés sur les changements de rythme examinés » plus haut 2 ».

Hugo a toujours conservé la césure de l'hémistiche sur le papier. Pour lui la sixième syllabe doit avoir

i. Voyez aussi Revue des langues romanes, t. XL VI, pp. 5 et sq. M. Grammont y prétend que la versification romantique est sortie de la versification classique par la fusion du vers de la comédie avec celui de la tragédie.

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