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IATÏON DE L ALEXANDRIN CLASSloi E s\ QUATRE MESURES EN ALEXANDRIN A TYPES NO
ndnn classique a quatre mesures s'est vu peu
h rempli î autres alexandrins h rythmes
nouveaux que j<' vais rapidement passer en revue.
ne.
Ce vers, inauguré par Hugo, n'a le plus souvent que trois mesures au lieu de quatre. \vec sa mesure eu moins, ■ prend qu'il est plus rapide d nu
i et d'une durée i pproximativei
moindre d'un quart q ique. Mais ce
I presque toujoui les rangs de l'alexandrin classique, car a dil raison M Becq de Pouqui« se qu'il ne faut pas
oublier, dans
quarts d aux rythtï
and Burvieol L'un autre type, par ex
pie un [i près une série de tétramètres, Le
rythDQ pal change brusquement, au lieu qull
n'en est pas de même dans une pièce dont les mètres sont identiques, puisqu'il n > a pas de solution de continuité dans la généralité du rythme,
Or l'avantage du changement de mètre est précisément d'éveiller l'attention qui se porte, du coup, sur le mètre nouveau et, partant, sur l'idée ou les idées que ce dernier exprime. D'où deux règles :
1) Il faut qu'un tel vers indique une pensée importante.
2) La substitution d'un mètre plus rapide à un autre plus lent rompt la monotonie, toujours A, craindre dans le mètre uniforme, -et cela qu'il s'agisse d'une pièce tout en trimètres ou d'un poème uniquement composéde tétramètres.
Ce sont ces deux règles dont l'application a produit le vers romantique.
De même qu'une mesure plus rapide dans Tintérieur du vers exprime la vélocité, l'emploi d'un vers plus rapide peut et doit être employé pour représenter un mouvement rapide, au physique comme au moral. De tous les poètes, remarque M. Orammont, Victor Hugo est presque Je seul qui en ait fait un usage judicieux, alors que chez les autres poètes il n'est guère employé que par négligence et constitue par cela même, un vers faux :
De moment ] en moment ] le sort est | mo;at obscur 'tfrtrametre, . Et Ton sent bien | qu'on est emporté ; vtn ïiu-*r trimetr*: .
L'arrivée du trimètre après le tétrao/ttre Marque Taccéléra ti on et ind i q u.e J 'ateroi t>se i hhu i de vi te \ »>e , le passage d'un* action plus lente a uue action j^ufe rapide : le fait d'atteindre J'azurdan^ ud gigantesque essor.
Dans l'exemple suivant le mouvement est moral,
imaginaire, tout mental, et se dans la seule
imagination du poêle :
Je repartie toujours | ce moment | de ma vie (trimetre). Où je L'ai vue | ouvrir son aile | et s'envoler (Id.) {Conlemj
On peut aussi par le m mesures lentes,
aenl coupées de mesures rapides! exprimer
l'immensité :
un bout f de la salle immense | à l'autre bout
-;dia.)
Nous venons de constater que le trimetre étant plus rapide que le tétramètre indique plus rapidement les idées et les images à exprimer, et cela dans un temps beaucoup plus court. Il groupe plus étroi- 1 1 1 les idées et les lads. I • le (rimétre
lonc particulièrement propre à une
éniiuiêrattun à trois termes qui et une quee
i sous toutes ses face tes aspec
L'accélération, unifia ni en quHque sorte les mesurée, erre, par cela même, un tout résumant la pensée : Exemple
Il est sans peur | il est sans foi »t sans tau
lerniUt) Elle est la terre, | elie ett ta plaine, | elle est le champ.
(/</., La
J'ai dit plus haut que Je trimetre doit pi
i. Grammont, ;
toujours une idée» ridée la plus importante» celle qui doit frapper spécialement l'esprit du lecteur ou de l'auditeur. Il doit, en somme, occuper le point culminant de la gradation poétique* mettre pour ainsi dire en relief la démonstration, et définitivement arrêter l'esprit sur la valeur de la conclusion :
Elle était là debout près du gibet, lt m*r* ! Et je me dis : | Voilà lt douleur 1 et je vins.
{Contemplations,)
Après s'être mis en quête de tous les malheureux : suppliciés, martyrisés, honnis, bannis, lo poMo aborde enfin la mère du Christ ; là, il rencontre l'angoisse suprême. Alors changement brusque do mesure et conclusion rapide par l'emploi du trimètro :
Et je me dis: | Voilà la douleur l | Et Je vins.
Il importe en passant de se demander comment ou reconnaît un trimètre, car on peut souvent confond™ celui-ci avec un té tramé tre.
Le vers romantique de douze syllabes n'a pas d'accent rythmique sur la sixième. « Or, dit M. fînuumont 1 , pour qu'un vers soit un trimètre, il faut que le mot auquel appartient la sixième syllabe et celui auquel appartient la septième soient très étroitement unis par le sens. » Toutes les fois que la nixième syllabe a un accent rythmique, le vers qui J;j contient ne peut être un trimètre, la coupe placée âpre* la sixième syllabe l'en empêchant.