Idem., p
'firquGÎ cette coupe ainsi placer» ? Par l'application de ce faux précepte de Boileau :
dans vos vers le sens, coupant les mots, Suspende J'hémistiche, en marque le repos.
Jadis la coupe de l'hémistiche était, on s'en souvient, extrêmement accusée. Elle en viol a s'affai» blir continuellement. Guy au dans ses Proti
contestait que marquai an repos, une suspens la voix « car,
-iL si la voix insiste à cel endroit, elle peut fort spendre, et le doit même dans la plupart des cas >«.
Dans le vers d'Hugo :
Des dieux d'airain, posant leurs mains sur leurs genoux,
on ne trouve ni suspension ni repos entl et leurs mains. Il n'y en a pas davantage dans le de Racin
OuLjn viens dans son temple adorer t'Elern
Il y a simplement passage d'un'' ûes^re, «l'une syllabe p la fin l'accen
nique el l'accent rythmique à une syllabe dépourvue
tm et r.M nt.
La coup le pas-
>sure. Que devient dès lors la division d« ['hémistiche
pfil peul y avoir une division à in mdu vers. Le vers peut contenir au*
tant de coupes que d'accents rythmiques * le dernier accent rythmique d'un vers étant suivi d'une coupe qui sépare ce vers du suivant, ou plutôt sa dernière mesure de la première du suivant ' ». La coupo n a nullement besoin d'être marquée par un léger repos si le sens ne l'exige pas. Hugo, tout en sMnsurgeant violemment contre les audacieux composant les vers sans accent tonique sur la sixième syllabe, est, do par les désarticulations auxquelles il a soumis le mètre de douze pieds, le principal auteur de la capitale différence séparant l'alexandrin classique do l'alexandrin romantique.
b) Prétendus trimètres Ilacinicns.
On a cru longtemps, grâce à M. Becq do Fnuquinres qui en a 'donné de nombreux exemples, que Racine a composé des trimètres, bien que ce, ne l'ut nullement son intention, puisque ce poète — considéré d'ailleurs, à l'époque, comme un novateur dangereux par Corneille et son école a — coupait toujours ses vers après la sixième syllabe. (Test pour cela que les vers raciniens ont immuablement un arrêt marqué après cette syllabe, toujours revêtue ellemême de l'accent rythmique. Si parfois cet accent cède, on peut être sûr que c'est à rencontre de la volonté de Racine qui n'a jamais voulu supprimer