‹ La poigne; piece en cinq actesChapitre 100 sur 104 · ACTE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

ACTE CINQUIÈME

PERRAUD, l'écarté.

Non, laisse-moi ! (A François qui entre, lu: montrant

l'allée.) Rejoignez Barrai et Adrien, dites-leur de venir.

François part en courant.

LUCIE, à Santenay qui paraît.

Charles, va chercher un cordial, du vinaigre, des

sels !'(Santenay sort, à son père.) Assieds-toi 1

Elle avance le fauteuil.

PERRAUD, joyeusement.

Fiche-moi la paix avec tes médicaments! (il s'assied dans le fauteuil du jardin.) Je ne suis pas malade, jamais

je ne me Suis mieux porté. (Voyant revenir Santenay.)

Jamais je n'ai été plus sain de corps et d'esprit, vous entendez ? (Epanoui.) Jamais je n'ai été aussi content !

BARRAL, très troublé, accourt suivi d'Adrien et de François.

Que se passe-t-il ? Qu'est-il arrivé?

PERRAUD, riant avec bonhomie.

Remettez-vous, mon non ami. En causant avec mon fils, je viens d'avoir l'intuition très nette que, (D'un air inspiré.) la liberté" comme l'autorité n'étaient que deux affreux trompe-l'œil !

BARRAL, étonné.

Cependant, vos pupilles...

PERRAUD, éclatant de rire.

Ne parlons plus de ces tentatives faites sans direction, en dehors du vrai principe.

SANTENAY, à Lucie en souriant.

A la bonne heure!

BARRAL, étonné.

Vos mémoires , montrant la liberté nécessaire pour...

PERRAUD, arrête Barrai, et souriant, très heureux.

Pas plus que la poigne ! Voyez-vous l'essentiel est : d'aimer ! (solennel.) L'homme peut ce qu'il veut, quand il a l'amour : de ses idées, de son but, de l'humanité, et qu'il ne perd pas de vue cet amour!.. Qu'on se le dise !

Il tend la main à Adrien.

B.VRRAL, levant les bras au ciel.

Il y a des siècles qu'on se le dit !

Rideau.

Page 1