ACTE DEUXIEME OO
ce moment de grandes inquiétudes, il a fallu une circonstance aussi solennelle que l'arrivée de XL le Préfet pour m'arracher à son chevet, et je m'en voudrais de l'abandonner plus longtemps.
MADAME PERRAUD, d'une voix attendrie.
Une mère de famille, monsieur le Président, ne peut que s'incliner devant de pareilles raisons ; et je souhaite sincèrement que votre affection se soit alarmée à tort.
LE PRÉSIDENT, «'inclinant.
Dieu vous entende, madame !
PERRAUD, présentant au président qui s incline.
Lucie, ma fille... Adrien, mon fils et mon chef de cabinet.
LE PRÉSIDENT; à Perraud.
Je vous félicite, monsieur le Préfet, d'avoir autour de vous cette belle famille. Elle vous fera oublier un peu les préoccupations et les soucis de la vie publique. Car. ne vous y trompez pas, les choses ne vont pas toutes seules en Saôrie-et-Marne, nous sédons une population ouvrière très nombreuse et très remuante, travaillée par d'audacieux meneurs et animée du pire esprit. Il faut que l'autorité y ^oit énergique.
PERRAUD
Comptez sur moi! (Le reconduisant.) Je regrette d'autant plus votre absence ce soir que nous aurions pu échanger nos vues sur la question des syndicats, question capitale en ce moment-ci; mais, ce qui est différé ne sera pas perdu.