‹ La poigne; piece en cinq actesChapitre 35 sur 104 · AD RIE X · texte numérisé non relu

AD RIE X

Que vous avais-je dit? mes deux voisines me lâchent. Pour une fois que je veux l'aire de la conciliation, je n'ai pas de veine !

PERRAUD. soucieux.

Diable' diable! voilà qui me bouleverse toute la

table... (il tire un plan de sa poche et le remet à Adrien. ,1

Vois donc, avec ta mère et ta sœur, comment on peut

ranger les choses.

Il sort.

ADRIEN, déplie le plan.

Voyons! (n regarde autour de lui.) C'est commode, pas une table ici ! (n aperçoit un guéridon.) Ah ! si, voilà

mon affaire! (il l'apporte au milieu du salon, déplie le plan

qu'il étale.) Voyons !

LUCIE

Que d'histoires pour pincer deux personnes!

ADRIEN

Pour toi, ce n'est rien, parbleu! mais pour moi, il s'agit de mes voisines.

MADAME PERRAUD

On dit la femme du sous-préfet de Chàtillon fort aimable.

ADRIEN

Oui, je l'ai aperçue... à la rigueur... à la grande rigueur...

LUCIE

La femme du procureur de la République a dans le pays une réputation de beauté...

ADRIEN

Ah! non... non... une femme de magistrat, jamais de la vie!... J'aimerais mieux... madame!... Attendez donc... cette dame qui a fait parler d'elle!... qui a eu un procès en divorce retentissant!

MADAME PERRAUD

Madame Ribours.

ADRIEN

Ribours! inscrivons, (s'arrêtant.) Ah! mais non, je ne peux pas mettre madame Ribours à côté de l'ingénieur en chef du département, je ne puis davantage y mettre la femme du sous-préfet.

LUCIE

Mets la femme du procureur...

François ouvre la porte et Santenay en grande tenue entre portant une hotte de fleurs.

ADRIEN

Ah ! Santenay, mon brave Santenay, mon loyal Santenay, venez à notre aide !

LUCIE, à Santenay.

oh! le superbe bouquet, que c'est aimable à vous.

Elle prend le bouquet qu il lui offre.

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