ACTE TROISIÈME
ADRIEN
Je ne demande pas mieux.
PERRAUD
Va grossir le ramassis des déclassés et des hors la loi. Tu n'es bon qu'à cela I
MADAME, à Perraud en se cramponnant à Adrien.
Mon ami... je t'en prie... je t'en supplie... Il ne sait pas ce qu'il dit en ce moment...
ADRIEN
Non, mère, n'insiste pas, cette rupture était fatale : mon père ne m'aurait pas chassé que je serais parti.
MADAME) ressaisissant Adrien qui s échappe.
Mais vous voulez donc tous deux me tuer !
ADRIEN, ému.
Adieu, mère.
Je te prie de ne pas t'attendrir sur ce chenapan. (a Adrien.) Sortez, je ne vous connais plus !
MADAME, tendant les bras à son fils.
Adrien!
Adrien revient, ils s'embrassent longuement. ADRIEN, vivement.
Adieu ! Et cette fois pour toujours.
Il sort, madame retombe dans son fauteuil. PERRAUD, vivement.
Adieu!... (Marchantdelongen large.) Depuis longtemps
nous souffrions trop des incartades de ce drôle!... Il fallait que cette vie eût une fin!... J'espère que, maintenant, nous aurons la paix!... Pour lui, qu'il aille où il voudra, je désire qu'on ne me parle plus de lui, je ne veux même plus qu'on prononce son
IlOm devant moi!... (Se rapprochant de madame.) Tu as entendu? (Madame ne bouge pas, il approche encore.) C'est compris ?... (il s'aperçoit qu'elle est évanouie.) Mais
:quoi?... Qu'est-ce que tu as?... Marie !... Ma chère Marie!... Ce n'est pas possible!... (Appelant.) Santenay ! François!... Quelqu'un, vite!... (santeuay entre par la porte du cabinet.) Vite, mon ami, apportez-moi des sels... du vinaigre î... (François entre.) Courez
Vite chercher un médecin. (Il s'est penché sur madame
terrifié.) On dirait que le coeur ne bat plus !
SA.NTENAY, ausculte et relève la tête.
Plus rien !
PERRAUDj affolé.
Marie I... Marie!
Rideau.